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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:00

Divers 1008

Les arbres l'accrochent comme autant de doigts,
Les collines lui donnent un lit pour s'étendre,
Elle nous couvre de son manteau froid,
Elle reste sans nous entendre.

Même la plaine est engourdie,
Les villages sont transis
Tout semble à jamais paralysé
Par ce monstre enveloppant et fluidisé.

Nous sommes pilotes et nous savons
Que là haut se trouve le soleil à foison
Mais ici bas nous sommes recouverts
Par cette consistance de l'air.
Divers 0786
Alors nous profiterons de cette lassitude
Nous nous replierons dans les vastes hangars
Pour payer de toute notre gratitude
Nos aigles, nos étendards.

Nous entretenons, nous réparons,
Nous astiquons, nous cajolons,
Remerciant le ciel jugé mauvais
Pour ce bonheur qui nous satisfait.

Plus tard, ce travail nous sera rendu
Dans les champs d'azur étendus,
Sous forme d'envolées mythiques
Et de souvenirs homériques.

Voilà à quoi est utile ce coton diaphane
À anticiper nos vols à venir
À bord de nos aéroplanes.
Et nous le remercions de survenir.

Puteaux, le 14 novembre 2012

Divers 1314

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Published by Patrick Milward - dans POEMES
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:00

Ce moment de mon arrivée sur le terrain en est un que j’anticipe toujours avec beaucoup de bonheur et d’émotion.

Posée là, immobile, on pourrait presque l’oublier. C’est pourtant inimaginable de ne pas la remarquer. Ses courbes si gracieuses, son élancement, sa manière unique de tourner la tête, tout cela et bien plus devrait la rendre immanquable.

Et pourtant, nombreux sont ceux qui l’ignorent et passent devant sans la prendre en compte, sans céder à son charme. Quel dommage ! Tant mieux pour moi !

Et pourtant elle n’est jamais voilée, ou recouverte. Elle n’est que très exceptionnellement protégée. Toujours nue au regard de tous. Exposée et pourtant pas impudique.

Rodin et Claudel réunis ne la renieraient pas. Ils sauraient, mieux que moi, magnifier sa beauté. Immortaliser son profil unique. Et c’est plutôt Verlaine ou de Nerval qui auraient pu en être les chantres avec leur verve romantique.

Moi je me contente de la remarquer, de la regarder, de la toucher du regard, de la main.

Les termes qui pourraient la qualifier, bien qu’en dessous de la réalité, sont rigidité, froideur, mais aussi courbes, finesse, ligne, élancement, sensualité, grâce.

Je ne résiste pas et j’y cède volontiers.

De prime abord je l’approche avec déférence, respect et même avec un peu de prudence. Toute belle soit elle, elle peut cingler violemment.

Je l’observe, la scrute. Je ne veux ignorer aucun détail, aucune courbe. Chaque grain de sa peau a son importance. La lumière se reflète et apporte des tons froids et métalliques mais aussi une chaleur animale.

L’œil se fixe d’abord sur le pied solide et bien planté qui lui confère sa puissance et sa force indéniable. Puis je remonte sa ligne fine, gracieuse et pure et profite de la fuite d’une courbe et de la pureté de son galbe. Mon regard note immanquablement chaque aspérité de son épiderme et les marques légères de sa vie de voyages. Ici je remarque la trace de l’air et des éléments auxquels elle s’expose généreusement. Cette riche expérience contribuant à son charme donne une texture à sa plastique de rêve, une richesse évocatrice.

Puis vient le moment essentiel où je tends timidement la main. Avec délicatesse, doucement, je commence du bout des doigts. Captant le grain si particulier de chaque centimètre carré. Explorant ses formes toniques et si douces à la fois. Mais rapidement, saisie par l’emportement, la paume entière y passe. Ce que le regard promettait, le toucher de la main délivre. Selon la manière de l’aborder on découvre pleins et déliés comme la calligraphie d’autrefois. Tranchant et rondeur s’opposent et se complètent en même temps. Comment tant de contradictions apparentes peuvent-elles exister ainsi réunies ?

Et puis, parfois sur son corps je découvre une marque plus profonde, une véritable cicatrice. Une blessure d’un accident ou d’un abus. Une trace de son histoire. Curieusement cela apporte à sa beauté comme un contraste essentiel à l’équilibre de l’image.

Son action est essentielle et lui confère une importance suprême mais elle est aussi un symbole. L’incarnation d’une âme. Une Muse révélatrice de talents et d’envies.

Mais il est temps. Même si je souhaiterais m’attarder, continuer à céder à son charme, je ne le peux. Je sais qu’elle ne sera pas loin, devant moi à jouer son rôle. Mais tout de même. Je dois poursuivre mon chemin autour de l’avion et quitter cette hélice …

 

copie tripales

Erotica-Aeronautica 4914

Erotica-Aeronautica 4861

bipale

Erotica-Aeronautica 4821

D'autres photos ici.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:00

C’est un sujet amusant. Nous l’avons tous fait un jour. Comparer des grandeurs improbables qui ne se comparent généralement pas.

Tous les jours, de gros avions passent au-dessus de nos têtes. Transportant des passagers à travers le monde. Ces avions si petits dans le ciel sont parfois des monstres lorsqu’ils sont abordés au sol.

Et c’est là que l’on touche à la passion. Tentons ensemble de comparer ces engins extraordinaires à des éléments de notre vie quotidienne. Après cet exercice je partagerai avec vous la réflexion que j’en tire.

Référence :

Pour toute comparaison il faut une référence. Parce que nous l’avons abordé dans cette tribune il y a peu, et parce que c’est un appareil emblématique de notre époque, je vous propose d’utiliser l’Airbus A380 comme référence de comparaison. A priori, c’est une référence qui parle à tout le monde.

A380 tour Buenos Aires 2 

Les faits :

Pour savoir de quoi on parle posons les éléments factuels de notre oiseau.

Envergure (distance d’un bout d’aile à l’autre) = 79.75 mètres.

Longueur = 72,72 mètres.

Hauteur = 24 mètres.

Surface portante (ailes et gouvernes de profondeur) = 845 m2.

Masse à vide = 270 tonnes.

Masse au parking = 571 tonnes.

Masse maximale de carburant = 254 tonnes.

Vitesse de croisière = Mach 0.85.

Distance de décollage = 2750 mètres.

Distance franchissable = 15400 km.

Capacité standard = 525 sièges.

Voilà pour les chiffres. Ils sont tous importants, démesurés sans rapport particulier avec notre quotidien. Et pourtant …

C’est là que cela devient amusant.

Comparaisons :

Commençons par les longueurs. D’un bout d’aile à l’autre vous pouvez loger 42 lits de longueurs moyennes. Cela fait un beau dortoir !

42 lits

Au sol, l’avion occupe un rectangle de 5799 m2. Si on n’empiète pas sur cette surface, cela veut dire que sur un terrain de football de compétition internationale on ne peut en loger qu’un. Je vous laisse faire le calcul du nombre maximum d’A380 que l’on peut mettre sur un terrain officiel de 105m x 68m, si on les imbrique les uns dans les autres !

A380-Foot

La hauteur en haut de l’empennage (la queue) représente un immeuble de 8 étages. Il faut une bonne échelle pour changer la petite lumière qu’il y a tout la haut ! C’est aussi plus haut que deux plateformes de plongeons olympiques (10m).

Restons dans l’aquatique. Les surfaces portantes (celles qui permettent à l’avion de voler) couvriraient quasiment 68% d’une piscine olympique (plus des 2/3 pour les amoureux des fractions).

En ce qui concerne le poids de l’avion, je vous propose de le comparer à cette petite voiture d’origine Suisse. L’avion à charge maximum au parking représente 782 petite « For Two ». Si on les mettait bout à bout cela représenterait une chaine de 2 km.

A380-Smart

Si l’avion au parking a tous ses réservoirs pleins, le carburant représenterait 45% de son poids. Soit 353 unités de la petite voiture mentionnée plus haut. Mais le mieux c’est que ce carburant occuperait totalement le volume d’un appartement de 121 m2 avec 2,50m de hauteur sous plafond. Votre logement a quelle surface ?

Si on parle de performance on peut dire que la distance maximale franchissable représente 18,5 trajets de Lille à Marseille, ou 2,6 Paris – New York. Le tout à 1050 km/h soit 8 fois la vitesse autorisée sur autoroute.

Mais pourquoi tous ces chiffres et ces comparaisons qui, bien qu’amusants, ne sont pas d’une utilité énorme ?

Déductions :

Mais pour vous parler de sécurité !  Ce gigantisme ne s’est pas fait sur le dos de la sécurité. L’accroissement de la taille, des performances de la puissance furent accompagnées par une diminution des risques sans commune mesure avec aucune autre industrie. Jamais de toute l’histoire de l’industrie aéronautique la sécurité n’a été aussi forte et les risques aussi faibles.

Les statistiques le démontrent facilement, la simple marche à pied est 1084 fois plus dangereuse que le transport aérien (par kilomètre parcouru pour 1 milliard de passagers).

En résumé, nous avons aujourd’hui la capacité de déplacer l’équivalent d’un petit village d’un bout du globe à l’autre avec moins de risque pour les villageois qu’un déplacement à la boulangerie voisine. Il y a peu lors d’un de mes voyages, un pilote de ligne nous demandait après l’atterrissage de faire attention car la partie la moins dangereuse de notre déplacement était terminée. Il avait raison.

flight demo take off 8

Mais cela ne suffit pas, la réalité statistique, les preuves scientifiques ne suffisent pas à calmer les craintes de certains passagers. Le rationnel et l’objectif sont dépassés par l’irrationnel et le subjectif. La crainte, la peur, voir la phobie, plante ses racines dans un terreau plus complexe que le simple matériel et pragmatique.

Au début de l’âge du chemin de fer, nos ancêtres, il y a bien longtemps, craignaient qu’au-delà de 50 km/h on ne pourrait plus respirer, la cage thoracique écrasée par la pression, que le corps humain ne pourrait résister, que c’était complètement déraisonnable d’imaginer un tel mode de locomotion.

Un siècle et demi plus tard ces craintes on disparues (ou presque). Le train, le métro sont d’une banalité extrême et ne posent plus de problème particulier. Il a fallu de nombreuses années et énormément de travail pour banaliser ce mode de locomotion.

Pourquoi n’est-ce pas le cas de l’avion ? Pourquoi, malgré des preuves irréfutables, y a-t-il toujours autant de passagers anxieux ?

Une des réponses est que le transport aérien de masse est encore comparativement jeune. Mais n’étant nullement un spécialiste de la psychologie humaine je ne me hasarderai pas dans plus de réponses. Par contre je peux contribuer par ces quelques lignes à véhiculer à nouveau les statistiques et à les compléter avec quelques informations importantes qui peuvent être une piste pour les plus craintifs.

1)   Les règles de constructions et de certifications imposées dans les pays occidentaux sont tellement draconiennes que le seuil de tolérance de panne est quasiment réduit à zéro. C’est pour cela que les avions de lignes coutent si chère à construire. Chacune des pièces composant un avion a été testée, calibrée, évaluée bien au-delà de ce qui est pratiqué dans n’importe quelle autre industrie.

2)   Les règles d’entretiens périodiques sont, elles aussi, draconiennes et vérifiées par des inspecteurs intransigeants. De l’avion de tourisme à l’avion de ligne les pratiques sont les mêmes. Et pour les compagnies aériennes les inspections surprises sont monnaies courantes.

3)   Les services de l’Etat, inspecte régulièrement les avions des compagnies nationales mais aussi ceux de passage. Pour voler dans l’espace aérien européen un avion de ligne doit respecter les règles de la communauté. Faute de quoi, l’ensemble des avions de la compagnie concernée peuvent être bannis.

4)   La liste noire des compagnies à éviter dans le monde est un bon indicateur de la qualité des compagnies occidentales. Il ne faut pas hésiter à l’utiliser pour préparer votre voyage. Elle se trouve ici.

flight demo 3

En résumé, tout est fait pour minimiser les risques à leur plus faible expression, et les résultats le prouvent.

J’espère que ces quelques arguments ont contribués à rassurer les plus anxieux d’entre vous.

Si ce n’est pas le cas, n’oubliez pas aussi que le ciel est un environnement d’une beauté incroyable. Prenez le temps de lire mes articles. Lorsque vous voyager, réservez un hublot et laissez-vous bercer par le spectacle incroyable des nuages et de la lumière. Laissez le soleil vous caresser le visage. Respirez et rendez-vous compte que vous contribuez à un des plus anciens rêve de l’humanité. Certaines religions prônent la part de dieux qui est en chacun d’entre nous. Le vol en est la matérialisation. La preuve indéniable d’un géni collectif colossal dont vous bénéficier en tant que passager, ou bonheur ultime, en tant que pilote.

Bon vol !

 

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A380 MAS demo heart

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 23:00

Qu'il est bon de voler !

 

L'élancement sur la piste est parfois brutal. Il y a des bosses, parfois un peu de vent de travers qui nous secoue dans le fauteuil. La vitesse nous plaque contre le dossier. Le niveau de bruit augmente fortement et nous impose une adaptation rapide des oreilles, car quelques secondes avant on pouvait converser tranquillement avec son voisin.


Et puis soudainement ...

...

...

... 

 

Je sais ! J'exagère, ce n'est pas le silence total, loin de là. Mais reconnaissez-le, le bruit baisse d'un coup, ainsi que les vibrations et autres agitations. Le vol a commencé, serein, contrôlé.

Mais maintenant que j'y pense, ne devrais-je pas vous parler d'un organe essentiel de nos chers avions. Un organe sans lequel la très grande majorité d'entre eux ne quitteraient jamais le sol.

Trêve de suspens, vous l'aviez compris avec le titre, il s'agit du train.

 

Boeing B17 Flying Fortress

Le train d'atterrissage ! Et pourquoi pas le train de décollage ? La coutume a tranché pour nous, même si je préfère train de décollage car mon amour du vol me fait pencher en faveur du décollage plutôt que pour le retour au sol. Mais là n'est pas le propos.

 

A-Fond-de-Train 0372

Vous les avez tous vus. Principalement sur les gros porteurs de vos voyages. En général, si l'on posait la question, ils sont considérés comme utiles mais "moches".

"C'est plein de tubes, de câbles avec des pneus sales. Et en plus ils sont plein de graisse. C'est bien ça: moche !"

 

Et pourtant, sous cet accoutrement disgracieux se cache une grande âme de dévouement et d'abnégation. Vous trouverez là un chef d'œuvre de technologie et d'élégance.

Cet assemblage si peu considéré va néanmoins accomplir un devoir essentiel à deux moments.

 

A-Fond-de-Train 1592

 

Au décollage, il devra être précis et aider le pilote à garder la trajectoire pendant la prise d'élan essentielle à un bon envol. Ceci tout en étant le plus léger possible et en facilitant le roulage. Il devra offrir le moins de résistance possible pour que l'avion décolle le plus tôt possible. Il devra amortir le plus possible les irrégularités de la piste pour que le reste de l'avion (et plus particulièrement les ailes) garde la ligne de vol optimale, mais aussi pour minimiser l'inconfort des passagers. En résumé, il trouve le compromis parfait entre légèreté et résistance, entre souplesse et rigidité.

 

A l'atterrissage C'est exactement la même chose. Précision, robustesse, etc. A l'atterrissage, le train est aussi une protection pour la cellule et dans le pire des cas, si l'atterrissage est très dure, il s'abimera mais protègera les occupants de l'avions. En soit c'est une sécurité pour eux.

 

A-Fond-de-Train 4690

 

Et en vol ? Et bien il n'a pas d'objectif !

Faux !

Sur les avions à train fixe il devra savoir rester discret dans le flux d'air. C'est à dire ne pas opposer trop de résistance. Les ingénieurs devront le concevoir et l'habiller le mieux possible pour qu'il ne dégrade pas les performances en vol.

Pour les appareils à train rentrant, il devra être le plus efficace et sécurisé possible pour les phases de rentré et de sortie. Ne pas, non plus, occuper trop de place plus utile à du carburant ou du fret. A ce sujet, l'ingéniosité des concepteurs fût parfois incroyable sur certains avions. La cinématique d'évolution du train est tout simplement un chef d'œuvre parfois. Surtout qu'en général, il n'y a pas que le train d'atterrissage de concerné mais aussi les volets des logements qui doivent s'ouvrir et se fermer en bonne coordination. De la vraie précision d'horlogerie à complication.

 

Vous pouvez couper le son mais pour information les "clonk !!!" sont le système de verrouillage train descendu.

 DSCF4466    

Quelle que soit la taille de l'avion, cet assemblage complexe devra assurer son rôle. Cependant, la majorité des passagers ne penseront qu'à la partie confort: "Au roulage, est-ce doux à mon postérieur ou non ?"

Des amortisseurs, il y en a de toute sorte sur nos avions. Sur les petits on pourra trouver, des élastique, des galets de caoutchouc, des amortisseurs style automobile hydrauliques, pneumatiques. Sur les gros, des systèmes très complexes avec des capteurs électroniques en plus mais dont la parenté avec les plus petits est évidente. Comme pour les voitures, si les amortisseurs sont trop souples ils encourageront l'avion à rebondir, s'ils sont trop durs, ils ne protégeront pas l'avion des chocs ou du contact parfois rude avec la piste.

  

DSCF2417

 

Vous l'avez compris, le choix du type de train par le constructeur de l'avion dépendra de beaucoup de facteurs dont les principaux sont la masse, la vitesse et l'enveloppe d'utilisation principale. Mais quel qu'il soit, le train de l'avion dans lequel vous vous trouvez fera le maximum pour contribuer à un début et à une fin de voyage agréable. Continuez donc à l'oublier et bon vol, il est temps de retourner à notre train-train !

 

 

Commentaires et remarques sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas !

 

"A Tire d'Ailes " est toujours téléchargeable ici. C'est gratuit, partagez donc avec vos amis.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 23:00

Au sol la nuit profonde nous enveloppe toujours. Notre atmosphère immédiate, recouverte d’un manteau de velours mordoré, semble un univers clos et contrôlé. Comme un univers dans une boite. Un diorama de modéliste.

Les multiples couleurs des lumières de pistes nous content une histoire à la douceur d'une veilleuse de chambre d'enfants.

Pendant ce temps - 09

Les avions vont et viennent dans une danse digne d'un ballet de Petipa. L'éclairage interne de notre aéronef est atténué pour se préparer à l'envol.

Tant mieux ! Nous profitons d’autant plus de la féerie lumineuse extérieure. Soudain nous entendons le souffle rapide d'un avion qui se pose devant nous, tel un dragon revenant à sa tanière. Et le voilà qui passe devant nos hublots, balises clignotantes et reflets flashants, sa robe orangée contribuant à l’illusion. Le souffle s’estompe et le dragon, finissant son dernier plané, se pose plus loin.

Pendant ce temps - 14

C'est notre tour. Un dernier virage nous permet un alignement parfait sur le pointillé de la piste, axe de notre départ, direction de notre mission. Les moteurs sont lancés, les freins lâchés et nous nous élançons. 

La vitesse s'accroît tandis que les cahots des premiers mètres s'estompent. Preuve de l'élan, cette pression sécurisante dans le dos qui nous maintient dans le confort du fauteuil.

La magie s'opérant, nous quittons le sol. Les sons et les vibrations prennent la régularité propre à l'engin se jetant avidement dans son élément.

Dehors, l’humidité du petit matin se condense dans les vagues générées par les ailes et crée une trainée de brouillard qui se dissipe aussi vite qu’elle apparaît. Comme si l’avion laissait voler les pans d’une cape magique.

Dans cette zone étroite bordée par un plafond jaunâtre, pendant un court instant nous pouvons nous imaginer dans le rôle de pilotes héroïques partant à l'assaut des spectres lointains. Les éclairages urbains sont les bougies des braves qui saluent notre départ et à perte de vue étalent leurs rubans.

Tons-du-Ciel 2455

Nous pénétrons une première couche un peu clairsemée et qui n'oppose qu'une résistance de principe mais nous communique tout de même petites secousses et mouvements. À ce moment précis, sous nos ailes, c'est encore la nuit qui règne au sol et garde son emprise sur les terriens. Les nuages d'une faible épaisseur porte une robe d'un dégradé de gris-noir à gris.

 

Soudainement une surprise nous attend. En perçant le sommet des nébulosités, nous entrons dans le royaume du milieu. Nous sommes entre deux épaisseurs. En-dessous, au travers des trouées éparses, la nuit est la maîtresse. Le matelas nuageux garde cette luminosité particulière éclairée par les lumières des hommes.

Au-dessus, la couche supérieure est claire et manifestement teintée par l'espoir du matin. Son gris est moins profond, enrichi de-ci, de-là par la richesse du spectre de l'aube.

Nous sommes dans un bain de lumière d'à peu près. Ni la nuit, ni le jour. Jaune sombre mélangé à de l'ambre préhistorique et quelques paillettes d'or.

Passage fugace. À peine constaté, nous quittons déjà ce « no time land » et pénétrons la deuxième épaisseur. Plus dense, plus uniforme, elle est paradoxalement moins turbulente à nos ailes et nous la traversons allègrement, sans résistance particulière.

Pendant ce temps 004

Pour découvrir, pour se libérer, pour renaitre et se détendre dans un ciel de bonheur. Un ciel de vie, avec son espoir et son immensité, où la dimension et la profondeur nous dépasse et nous enveloppe. Pénètre notre âme pour mieux nous surprendre. Au sommet, le bleu pur du matin légèrement hachuré de bandes grisâtres. Au loin perçant tout juste l’horizon un soleil blanc se voit décomposé en mille reflets couvrant la totalité du spectre de l’or, jusqu’à arroser les nuages sous nos pieds de ce bain de luxe. Les contrastes des zones ombragées donnent une amplitude troublante à l’ensemble. On voudrait pouvoir figer le temps et l’instant, tout arrêter pour profiter et vivre, ne serait-ce que quelques secondes de plus, cette vision.

Du départ à maintenant, tout a contribué à ce que le contraste soit saisissant. On est figé par le moment et son incommensurable beauté.

Au minimum c’est beau. Au mieux c’est mystique. Dans tous les cas cela interpelle.

 

Pendant ce temps, sous les nuages il fait toujours nuit …

 

… et vous dormez encore.

 

 

La dernière photo qui accompagne ce texte en est à l'origine. Le 25 septembre dernier, lors d'un voyage pour Mulhouse, je prenais le premier vol. Comme toujours, je me collais au hublot pour profiter du roulage, du décollage et de la monté initiale. C'est lorsque l'avion est passé par-dessus la deuxième couche de nuage et que j'ai découvert le spectacle que j'ai eu l'idée de tenter de le décrire. Si vous n'étiez pas nombreux à le vivre, je pouvais au moins le partager avec vous.

Bonne lecture et si vous aimez ... partagez !

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 10:52

Une chanson populaire raconte comment un conducteur « avance, avance, … pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens ».

En avion, ce n’est pas possible. Les réglementations sont extrêmement strictes et les pénalités tellement fortes en cas d’infraction que les compagnies aérienne ne jouent pas avec ça (en tout cas pas les sérieuses).

100 4678

ROBIN DR-400

Pour décoller il faut obligatoirement avoir assez de carburant pour assurer le vol en toute sécurité en plus d’une marge substantielle.

Vous l’avez peut-être déjà compris de mes articles précédents, voler est une histoire d’équilibre. Equilibre des forces, mais aussi équilibre des performances.

Chaque avion à une masse maximale possible au décollage. Au-delà de cette masse maximale, entreprendre un décollage serait déraisonnable car les marges de sécurités ne seraient plus garanties. Les performances de l’avion seraient dégradées, mettant en danger les occupants et potentiellement installations et des personnes au sol.

Une des premières choses que doit donc apprendre un élève pilote est de faire le calcul systématique, avant chaque vol, de la quantité de carburant qu’il doit emporter pour garantir le vol avec les marges de sécurités demandées.

747-400 tanks

BOEING 747-400

Il suffit de faire le plein systématiquement, me direz-vous. Malheureusement, ce n’est pas toujours aussi simple. Si l’objectif est d’emporter un maximum de passagers ou de bagages, cela réduira d’autant la quantité de carburant possible avant d’atteindre la masse maximale de décollage. Dans ce cas il faudra faire des escales pour refaire l’appoint de carburant avant d’arriver à la destination finale.

Ce principe est le même quel que soit la taille de l’avion. Mais, vous l’aviez compris, si les avions de lignes n’étaient pas aussi bien conçus, ils seraient obligés de faire des sauts de puces avec une multiplication des escales avant d’arriver à destination. Il n’y a pas si longtemps c’était encore le cas. Aujourd’hui, l’amélioration des performances aérodynamiques, la réduction de la consommation des moteurs à puissance égale, la plus grande maitrise des conditions de vols sont autant de facteurs qui permettent aux avions de lignes d’aller très loin avec le plein de passagers, leurs bagages et les pleins de carburant.

Tout cela représente tout de même une grande quantité de carburant. Un Airbus A380 consomme environ 15000 litres de kérosène par heure de vol. Pour un vol Paris New-York, cela représente environ 110.000 litres de carburant. Même si le carburant est plus léger que l’eau, cela représente tout de même 88 tonnes.

Mais où peut-on bien ranger tout cela ?

Répartition des réservoir du Concorde

CONCORDE

La réponse la plus évidente, car beaucoup l’ont constaté directement pendant leurs voyages, est dans les ailes.

Oui, mais ce n’est pas si simple. Souvenez-vous, voler est une histoire d’équilibre. On ne peut pas avoir un seul énorme réservoir, il prendrait trop de place et en plus le mouvement du carburant dans le réservoir pendant le vol serait trop important, engendrant des déséquilibres importants et dangereux. Imaginez 40 tonnes de carburant qui se mettent à balloter en vol.

Pour mieux répartir les charges, on met le carburant dans plusieurs réservoirs. Mais où peut-on mettre autant de réservoirs ?

Réponse : un peu partout !

La disposition classique des réservoirs dans un avion de ligne moderne est la suivante :

-      2 réservoirs dans chaque aile.

-      1 réservoir dans le fuselage entre les ailes

-      1 réservoir dans chaque plan horizontal de la queue.

Mais ce n’est pas nouveau. Un des rôles principaux du mécanicien de bord dans les anciens Lockheed Constellation était d’assurer l’équilibre de l’avion pendant le vol en transvasant le carburant d’un réservoir à un autre avec toute une série de robinets. Dans le Spirit of Saint Louis, avion de Charles Lindbergh, c’était la même chose.

Spirit of St Louis - Cockpit

RYAN - SPIRIT OF SAINT LOUIS

Dans nos avions modernes, le transfert du carburant d’un réservoir à l’autre se fait automatiquement au fil du vol à l’aide d’un système automatisé lié aux calculateurs de bord qui suivent en permanence la consommation.

Sur nos petits avions de loisir, le principe est exactement le même. Certains n’ont qu’un réservoir, mais beaucoup en ont plusieurs. Ils sont classiquement dans les ailes, mais parfois aussi dans le fuselage, souvent sous la banquette des passagers. Parfois, mais c’est de plus en plus rare, à l’avant, entre le pilote et le moteur. De la même manière que pour les gros avions, pendant le vol, le pilote doit gérer la répartition du carburant entre les réservoirs pour assurer l’équilibre optimale de l’avion.

Pour le plaisir, et pour vous laisser imaginer le système de gestion, je vous montre ci-dessous, la répartition des réservoirs du SR-71 Blackbird. Avion mythique, détenteur de records de vitesse qui tiennent encore aujourd’hui et dont la conception remonte à une époque sans ordinateur, tout fut réalisé avec des règles à calculs ! Et en plus il pouvait être ravitaillé en vol !

Tank SR-71

LOCKHEED - SR-71 BLACKBIRD

La prochaine fois que vous serez le témoin du ravitaillement d’un avion sur un aéroport laissez votre imaginaire fonctionner et mettez-vous à la place d’une goutte de carburant. Cela pourrait être drôle !

Merci à FG de m'avoir suggéré cet article.

F-15 Refuel line-up

Mc DONELL DOUGLAS - F-15 EAGLE

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 14:32

Une fois n'est pas coutume j'ai décidé d'ouvrir ce blog à la prose et aux photos d'un autre passionné. A la lecture de mes articles il m'a envoyé ce texte qui décrit parfaitement l'émotion que peut communiquer l'aviation. Pour ceux qui douteraient encore de la part de rêve, de passion et de fierté liée à l'avion voici une preuve de plus.

Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin dans l'échange sur leurs expérience concernant l'A-380, consultez le forum Airbus A380 Production.

Je laisse maintenant la plume à Eric M. que je remercie.

 

P1060480 

Fabriqué aux quatre coins de notre vieux continent Européen et assemblé à Toulouse, qui n'a pas rêvé, depuis son premier vol d'essai du 27 avril 2005,
de pouvoir découvrir et voler à bord de l'Airbus A380, prouesse de technologies du 21ème siècle.
Habitant à Toulouse, j'ai eu la chance de voir le développement de cet avion incroyable.

P1060483
27 avril 2005, lors de son premier vol d'essai, quel bonheur de voir passer l'A380 à 200 mètres au-dessus de ma tête. Un moment inoubliable
de voir voler pour la première fois cet avion dont on a parlé depuis plus de 15 ans, et qui a failli à plusieurs reprises ne jamais voir le jour.
Visite des usines d'assemblage à Toulouse pour découvrir les prouesses technologiques de ce mastodonte des airs.
Et depuis 7 ans, j'ai dû voir voler dans le ciel de Toulouse pratiquement tous les A380 qui seront par la suite livrés aux différentes compagnies aériennes.
Et enfin le 20 Décembre 2011, mon premier vol à bord de l'A380-800 d'Emirates, direction Dubai.
La boucle est bouclée.

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Depuis ce premier vol, j'ai eu la chance de voler 3 fois à bord de cet avion unique et incroyable. La dernière fois tout récemment, en août 2012 pour aller de Paris à Los Angeles avec la compagnie Air France.
Encore un vol superbe.

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Et quel fierté d'atterrir à Los Angeles et de voir par le hublot tout le personnel sur le tarmac s'arrêter de travailler pour admirer cette avion Européen.
Et dire que toute cette aventure a commencé à quelques kilomètres de chez moi, à Toulouse.

 

Eric M. 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 23:00

Cela ressort beaucoup de mes articles, le caractère humain de ma passion est certainement l’aspect qui me fait le plus vibrer.

Les machines et les technologies toutes plus fantastiques les unes que les autres ne seraient absolument rien sans l’intelligence des êtres qui les ont imaginées, le courage et la maitrise des pilotes, le professionnalisme des personnels d’entretien.

 

Cette caractéristique essentielle se retrouve aussi à tous les niveaux du monde aéronautique. Dans les clubs avec les instructeurs et les bénévoles, les compagnies aériennes, les forces aériennes, les petits aérodromes régionaux, et bien plus encore.

Il en est de même pour la préservation de l’Histoire Aéronautique. Et c’est de ce point que je souhaite vous entretenir.

 

En ce beau pays de France se trouve une grande quantité de passionnés qui donnent leur temps et souvent leur argent pour que le patrimoine aéronautique de notre Histoire soit préservé. Ces individus très souvent bénévoles dépensent sans compter une énergie incroyable pour que vous et moi puissions lors de nos congés aller découvrir les merveilles conçues et pilotées par nos anciens. Ces musées sont de toute taille. Allant du très célèbre Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget en région parisienne à de simples collections de documents, de livres autour de deux à trois avions.

 

Musee-Regional-Angers 1424

 

 Il y a très peu, j’ai eu l’occasion de faire une navigation de Pontoise à Angers. Un très beau vol, survolant Dreux et Le Mans par un grand ciel CAVOK. Sur place, mes jeunes passagères et moi avons été accueillis par de charmantes hôtesses de l’aéroport d’Angers Marcé. Pour une fois, l’objectif de ce vol n’était pas borné au plaisir de quitter le sol. J’avais un but plus précis. Je voulais redécouvrir un musée, qui par la force de quelques personnalités engagés s’est beaucoup développé depuis quelques années.

 

Au nord est de la belle ville d’Angers, dans la zone aéroportuaire d’Angers Marcé se trouve un véritable coffre à bijoux. De loin, la zone de l’aéroport ne comporte que des hangars et l’aérogare à coté de la belle piste et ses taxiways. L’un de ces hangars a une porte plus moderne et accueillante. Un panneau propre et net annonce clairement la couleur: MUSÉE REGIONAL DE L’AIR

 

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Aviez-vous un oncle Anatole qui avait fait du planeur ?

Un grand cousin qui lors de son service militaire il y a quelques années avait volé sur Broussard ? Ou un père qui parlait d’un Morane Saulnier qui pouvait voler très lentement ?

Si oui, il y a de forte chance qu’ici vous trouviez l’avion de ces souvenirs. Si non, vous trouverez un pan entier de l’aviation légère.

Celle du début des pilotes, même ceux qui plus tard passeront sur avions militaires ou de lignes. 

C’est ainsi, qu’ici, il n’est pas rare d’entendre des phrases telles que:

  • Regarde ! C’est là dessus que volait Pierre !
  • Tu te rappelles l’avion de Papi Claude ? Il ressemblait à celui-ci 

Musee-Regional-Angers 1499

 

Vous voici dans un musée où tout est à taille humaine. Y compris les objets exposés. Nous sommes dans l’aviation abordable. Où il est facile de s'imaginer aux commandes.

On se prend rapidement à rêver d’ascendances aux commandes d’un planeur rouge comme un soleil couchant. À survoler la campagne à la vitesse d’un cheval au galop, les fenêtres ouvertes, les odeurs des champs dans le cockpit d’un magnifique avion bleu marine.

Une simple corde vous sépare des avions. Ici on sait que le visiteurs ne viennent pas pour abimer. Le respect des collections est naturel et en échange vous trouverez forcément quelqu’un pour vous renseigner et vous expliquer les détails. Un passionné qui vous expliquera que tel avion est important pour le musée car il est aussi un témoin de l’histoire aéronautique de la région. Souvenez-vous du nom du musée. Ce n’est pas par hasard s’il y a le mot Régional. Ici on va aussi vous parler de «local». Vous raconter l’histoire de ces hommes qui, il y a déjà longtemps, ont donné des ailes à l’Anjou. 

 

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Comme l’aviation est une passion qui prend au corps très jeune, il y a aussi des maquettes de tous types. Maquettes d’expo, mais aussi maquettes de radiomodélisme. Mais pas uniquement dans une vitrine dans un coin. Non ! Ici ce sont aussi des objets de l’air, et il vont illustrer le sujet côte à côte avec leurs frères plus grands. Ils auront aussi une vertu pédagogique. Particulièrement pour vous aider à mieux imaginer ce que va devenir cette aile complètement démontée. Ou ce fuselage décharné qui est exposé.

 

Musee-Regional-Angers 1528

 

Car le musée est un musée vivant où l’on restaure réellement les avions, souvent pour les faire voler. Mais même s’ils restent au sol le respect de la construction d’origine sera poussé le plus loin possible. Même l’intérieur de l’aile que vous ne verrez plus une fois l’avion terminé. Des passionnés je vous disais !

 

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Les enfants sont les bienvenus, ce sont nos futurs pilotes non ? S’ils viennent avec un groupe, le musée, si informé à temps, saura organiser les animations nécessaires pour que tout le monde y trouve son plaisir avec un contenu pédagogique maximum.

 

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Pour notre part, le Musée Régional de l’Air d’Angers restera parmi nos grands souvenirs en terme de qualité d’accueil. Mes filles ont adoré qu’on leur explique autant de choses et de façon moins casse-pied que Papa !

 

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Vous êtes pilote et vous ne connaissez pas ? Mais qu’attendez vous pour y aller, le musée donne sur la piste. On ne peut pas dire que ce soit très loin.

Vous n'êtes pas pilote ? Tant mieux ! La visite n’en sera que plus surprenante. Et le parking est aussi proche que la piste d’atterrissage. Profitez de vacances, d’un week-end pour y aller. Si vous êtes Angevins vous n’avez pas d’excuse. Si non c’est une excellente occasion pour découvrir la région et ses autres merveilles.

 

Pour en savoir plus sur le Musée cliquez sur le lien suivant: Musée Régional de l’Air.

 

Pour plus d’information sur la région cliquez ici.

 

 

Excellente visite à vous et bon voyage dans les rêves ... éveillés !

 

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ACTUALITÉS DU MUSEE

 

JOURNÉES EUROPÉENNE DU PATRIMOINE

Samedi 15 & dimanche 16 septembre 2012 l'accès au musée sera gratuit.

Animations:

- Visites guidées du musée.

- Accès au réserves.

- Démarrage d'une voitures à hélice: l'Hélica.

- Conférence "Comment vole un avion ?" par Monsieur Christian RAVEL, co-fondateur du muséé, le samedi 15 septembre à 16h00.

 

SOIRÉE DU THÉATRE DE L'AIR

Le 29 septembre à 20h30 trois personnages historiques de l'aviation vous accueillent au coeur de l'histoire aéronautique angevine.

Vous traversez les époques de l'aviation en dégustant des produits régionaux.

Renseignements au 02 41 33 04 10

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:00

La passion de l'air, comme toute, est prenante. Très vite elle vous habite totalement. Vos connaissances et expériences vont lentement sculpter votre façon de la vivre. C'est ainsi que chacun va la vivre différemment. Prenant une orientation différente et donnant une teinte particulière à sa passion. Une vision particulière de la vérité. La vérité telle que JE la vois.

 

Ce processus se retrouve sur quasiment tous les thèmes, et se retrouve même dans les sujets d'actualités les plus évidents. Me concernant, je tente de garder une approche la plus ouverte et la plus large possible, mais surtout, je fais de mon mieux pour que l'humain reste la composante principale. 

C'est ainsi que récemment j'ai exprimé ailleurs mon admiration pour le projet Solar Impulse et les hommes qui le portent. Qualifiant cette réalisation de jalon historique dans l'Histoire de l'Aviation. Parmi les réponses faites à ce commentaire j'ai eu des opinions contradictoires. Le projet n'utilise que des technologies anciennes, le projet n'est pas reproductible dans un esprit de rentabilité et de productivité que ce soit dans l'aviation de loisir ou l'aviation commerciale, le projet n'est qu'une prouesse de résistance humaine rien de plus, le projet aspire trop de financements qui seraient plus utiles à ceux qui ont réellement de l'avenir, etc.

 SITV 01

Tout cela représente des opinions, une vision de la réalité, qui sont fondamentalement vraies si on les prend dans un esprit subjectif, partiel. Je vais me permettre d'aborder le point sous un autre angle. Je vais tenter de retirer le microscope pointé sur les détails et de prendre un peu de recul. Avec tout le respect que je dois et que je donne aux opinions des uns et des autres.

 

En 1937, un journaliste tenait quasiment les mêmes propos (à lui tout seul) dans une tribune d'un quotidien transatlantique en parlant de la performance d'un certain Charles Lindbergh. Ses propos n'étaient pas fondamentalement faux mais il avait oublié un point essentiel dans l'utilité de la performance: le force de l'inspiration, la puissance évocatrice du symbole. Le constructeur du Spirit of Saint Louis n'existe plus. Aucune des technologies utilisées n'était fondamentalement révolutionnaire même pour l'époque et, en toute sincérité, voler en solo pendant plus de 33 heures "c'est débile" comme le dirait une de mes filles. Mais l'Histoire en a décidé autrement. La terre entière a enregistré dans sa mémoire collective que cette année là, un jeune homme a traversé l'Atlantique seul. Les critiques, les doutes sont effacés définitivement.

 SITV 02

Mais on peut tout de même se poser la question sur l'intérêt de cette performance et de toutes celles qui ont suivies. À quoi ont elles contribué ? Quelles en furent les dividendes ?

La réponse est à trouver dans la puissance évocatrice de ces performances. En générant du rêve, de la passion ou simplement l'esprit de compétition, les hommes et femmes qui nous ont fait rêver sont directement à l'origine de l'intérêt porté par les financiers, les sponsors, les investisseurs dans ce moyen de locomotion. 

Il est tout de même ahurissant de voir le nombre de projets de développement d'avions partout en Europe et dans le monde alors que nous sommes dans un état de crise financière mondiale et que les ventes d'avions de tourisme n'ont jamais été aussi faibles.

En prouvant, avec une technologie existante, que le vol écologique est possible, Solar Impulse prouve aussi qu'en investissant dans la filière et en développant des technologies plus novatrices on pourra aller plus loin.

Les projets dans le domaine sont déjà nombreux, et tous ambitieux. Ils nous permettent déjà d'imaginer que de l'avion de loisir au transport commercial de masse le vol propre est possible. 

 Santos-Dumont

Revenons encore plus loin en arrière, lorsqu'Alberto Santos Dumont a fait son saut de puce à Bagatelle. Sur cet engin qui tenait plus du cerf volant que de l'avion tel qu'on le conçoit aujourd'hui, il a généré une puissance évocatrice fabuleuse, et on peut en dire de même pour les frères Wright, Mermoz, Saint Exupery, Blériot, et tant d'autres.

 

L'aviation fait rêver depuis bien plus longtemps qu'elle n'existe. Ce rêve est ce qui l'a inventé. Ce rêve est ce qui la porte encore. Plus récemment on peut citer Branson, Rutan & Yeager, Fosset et j'en oublie. Ils poursuivent le rêve. 

 Global Flyer

Hier, Neil Armstrong est décédé. Ce membre du club le plus fermé au monde, la Confrérie de la Lune, nous a fait rêver au-delà de l'atmosphère. La aussi, la puissance évocatrice fut telle que des générations entières d'humains qui ne toucheraient jamais le sol de la lune en rêvent encore. Et j'en suis. Neil Armstrong fut un de ces hommes exceptionnels à bien des points de vue. Un des plus humbles face à l'exploit, il prônait la poursuite des rêves, l'encouragement des idées nouvelles et encore très récemment au sein de la Lindbergh Foundation. Un des fruits de ce rêve se nomme aujourd'hui Virgin Galactic, et ce n'est pas le seul.

 

Nous pouvons être fiers de partager notre monde avec de tels personnages. Clin d'oeil d'un dimanche je vais friser le prêche en vous encourageant à suivre ces inspirations, à les encourager, à les développer. Ne boudons pas notre plaisir et sachons dans chaque événement aéronautique y voir la puissance évocatrice qui contribue et fait avancer l'ensemble. Ce rêve que nous partageons en sera plus fort. Notre aviation est bien vivante. Nos figures de proues ne sont pas que des personnages de l'Histoire ancienne, mais aussi des individus bien vivants et toujours actifs. Du petit aéroclub à Solar Impulse, nos héros sont à côté de nous, profitons-en !


Neil-Armstrong-1969

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:00

Notre été 2012 est bien morose. La pluie, les nuages nous couvrent de leurs bienfaits que nous aurions préférés recevoir l’hiver dernier. Depuis la mi-mai il n’y a quasiment pas eu de journée sans pluie.

Le moral de beaucoup est au plus bas et pour retrouver le soleil on donnerait n’importe quoi. Alors trouvons le ce soleil qui nous manque. Allons le chercher là où il est.


Au-dessus des nuages !

 

Le sol est encore humide de la nuit qui une fois de plus nous a apporté de la pluie. Les avions garés le long de l’aérogare avalent déjà leurs passagers. Le ballet des hommes, du matériel et des aéronefs est déjà bien lancé. Les couleurs des camions ravitailleurs qui filent de gauche et de droite. Les tenues jaune fluo des personnels de piste. Les dérives aux couleurs multiples qui passent comme des voiles de grands bateaux. 

Tout cela sous un ciel grisâtre sans grand espoir d’éclaircie. Morose.

Transition 0565

 

Alors je monte dans un de ces avions. L’accueil est toujours aussi agréable et le sourire dans la voix des PNC est déjà en soit un début d’éclaircie.

 

Confortablement installé à coté d’un hublot, je regarde la pluie tomber sur le tarmac, créant des reflets sur les fuselages argentés des avions. De la même manière, les hommes de piste sont entourés d’un halo jaune qui magnifie leurs actions. Mais la pluie, peu à peu, crée des filets d’eau sur la fenêtre et bloque toute vue utile de l’extérieur.

Transition 0566

 

Nous roulons maintenant en direction de la piste. Cette porte pour la conquête de l’azur et la rencontre avec l’astre resplendissant, au dessus des nébulosités qui nous arrosent.

L’accélération crée très rapidement une organisation des gouttes sur le hublot. Elles commencent par se coller entre elles, comme si elles avaient une intelligence de groupe pour résister à la force insoutenable qui cherche à les arracher de leur support. Puis, avec la vitesse qui augmente, elles créent des fils qui courent de plus en plus horizontalement. Pendant un court moment cette fuite vers l’arrière se transforme en débandade et les filets d’eau, petits et gros, hachurent par grosses bandes l’écran de ce film particulier. Et puis, plus rien. Nous avons décollé, aucune goutte n’y a résisté.

Transition 0569Transition 0570

Transition 0571

 

Nous sommes entre terre et nuage. Une étroite bande d’horizon gris, au loin, nous délimite la hauteur du plafond. Nous pénétrons cette couche de coton gris, sans forme. La vision sans référence perceptible me fait perdre la notion de l’orientation. La pression du siège sur mon corps est la seule indication que j’ai que nous montons toujours, que nous accélérons encore. Et cela continue ainsi pendant un temps qui parait long tellement l’attente est forte. 

Dès que nous avons pénétré le nuage, l’eau a refait sont apparition, mais cette fois pas de goutte. C’est immédiatement un ruissellement qui passe. Nous indiquant quelque peu l’orientation de l’avion par l’angle pris par rapport à la base de la fenêtre. 

Transition 0887

 

L’eau disparait à nouveau. Dehors, le gris semble moins profond. Le nuage semble s’éclaircir. Il est toujours aussi dense mais c’est de la lumière qui semble passer. Nous montons toujours mais plus calmement. Nous ne sommes plus dans la trépidation de l’immédiat après décollage. L’avion a retrouvé son élément de prédilection et s’est installé dans la tranquille assurance de son rôle qui s’accomplit.

Transition 0896

 

J’avais raison, d’un gris profond, le nuage s’éclair, et  résolument, passe au blanc. L’image du coton vient automatiquement à l’esprit. Mais maintenant, ce blanc devient resplendissant. La luminosité s’intensifie à l’extrême. A la limite de devenir douloureux à regarder. Nous voyageons dans une aura de lumière qui pénètre le fuselage par tous ses orifices non clos. La cabine est habillée d’une lumière douce marquée par des doigts blancs provenant des hublots, reprenant parfaitement des scènes mystiques de certains films.

 

Transition 0901

Et puis, sans annonce nous perçons la surface. Et instantanément nous sommes dans un ciel bleu sans limite au-dessus de nous. Comme un plongeur en apnée qui éclate le voile qui le sépare de l’air, nous nous sommes libérés de la pesanteur. Nous n’avons que nous même et l’avion comme indices de notre humanité. Tout autour de nous il n’y a que les tons de bleus du ciel sans fin et l’étendue blanche de la mer de nuages qui nous fait même oublier d’où nous venons. La sensation de pureté est indéniable. Un petit sentiment de renaissance, d’absolution.

 

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La transition s’est faite. Je peux maintenant laisser la lumière réchauffer mon visage. Profiter du soleil qui brille. Et, avec un petit sourire d'égoïste satisfait, me dire que nous ne sommes pas nombreux à en profiter aujourd’hui.

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:00

serviteur 

Nom masculin singulier 

celui qui est au service de quelqu'un, d'une collectivité

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais évoquer pour vous ce mot: SERVITEUR.

Il ne vous aura pas échappé qu'hier nous étions le 14 juillet. J'ai depuis quelques années la petite habitude, avec ma fille cadette, de me rendre au défilé parisien si médiatiquement partagé.

Cette année, nous nous somme placés directement sur les Champs Elysées pour profiter au maximum du spectacle.

Plus tout ces hommes et femmes passaient devant nous, plus je me disais qu'il était bon de vivre dans un pays ou autant d'individus consacraient leurs vies à nous servir. 

Armées de Terre, de Mer et de l'Air, Police, Gendarmerie, Pompiers et Sécurité Civile présent hier représentaient les milliers d'invisibles qui jours après jours nous assistent, nous protègent, nous aides.

REMERCIEMENTS ET SALUTATIONS À EUX

Serviteurs 1043

Serviteurs 0995

Serviteurs 1001

Serviteurs 1073

Serviteurs 1084

Serviteurs 1092

Serviteurs 1096

Serviteurs 1101

Serviteurs 1105

Serviteurs 1110

Serviteurs 1116

Serviteurs 1185

Serviteurs 1186

Serviteurs 1246

Serviteurs 1063

 


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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 23:00

Dans mon article précédent je vous ai entretenus de ces robots qui nous entourent et peuplent nos vies d'automatismes. Certes ils nous rendent de multiples services et certes ils sont aujourd'hui tellement incontournables que sans eux une grande partie de nos actions quotidiennes serait impossible. D'ailleurs le maître de tous ces robots porte les multiples noms de Process, Règlements ou encore Principe de Précaution. Ce grand maître est tellement puissant que, tel que je l'écrivais en ironisant, même certain humains se robotisent !

 

Mais pour rétablir les choses je tiens aujourd'hui à vous démontrer à quel point tout ce qui est fait dans ce monde merveilleux de l'aérien est profondément marqué de notre ADN. Aller, en conscience, toucher les nuages est le privilège de l'homme. C'est pourquoi je souhaite attirer votre esprit sur l'essentiel du vol : vous et vos congénères.

 

Hommes-et-Ailes 0565

 

Alors que le voyage n'est encore qu'une idée, un projet, des hommes sont déjà au travail pour le rendre possible. Les équipes de maintenance des compagnies travaillent sous des contraintes draconiennes pour s'assurer que votre vol se passera bien. Vous ne les verrez pas, ou extrêmement rarement. C'est bon signe. Ces hommes et femmes s'assurent, dans l'ombre, que tout fonctionne.

Que les belles lumières le long des pistes, celles qui contribuent à nos rêves d'envols, sont toutes en état de bon fonctionnement. Car chacune de ces lumières est un guide pour les pilotes, et indique un point important. Si vous avez la chance de faire un atterrissage de nuit, par temps de brouillard, dans le poste de pilotage, vous le comprendrez aisément.

Que la petite fissure de rien du tout sur le taxiway est rapidement traitée et comblée, car autrement par forte pluie par exemple, cela pourrait engendrer des problèmes plus graves et rendre le terrain impraticable.

Que les maintenances obligatoires demandées par le constructeur de l'avion et les autorités de réglementation soient bien effectuées dans les règles de l'art sans rien oublier. 

Que les actes administratifs validant les actions soient bien documentés pour permettre de démontrer l'excellence.

Que les visites médicales du personnel soient les plus précises possibles pour garantir votre sécurité.

 

Et la liste pourrait se transformer en pensum sans fin tellement les actions menées avant même votre voyage sont nombreuses.

 

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Mais passons au voyage lui même. L'enregistrement, la sécurité, l'embarquement, l'installation à bord sont autant de moments où une armée de personnes est à votre service pour assurer au maximum votre confort, votre sécurité.

Il est tout naturel que tout à notre voyage et à ses contraintes nous ne soyons absorbés que par nos propres pensées. Cet égoïsme, je le vis aussi et je ne ferai de procès à personne. Cependant, profitons de ce petit article pour prendre un moment de recul, voir de hauteur.

 

Hommes-et-Ailes 0829Mettons nous dans la peau d'un de ces merveilleux colibris aux plumes arc en ciel (tant qu'à prendre de la hauteur autant être beau). Nous venons de passer les portes de l'aéroport. Et nous voyons les centaines de personnes qui courent, s'affairent et parlent. Effectivement, ils parlent beaucoup, cela fait du bruit tout ça ! Que d'échanges simultanés, de paroles exprimées. Là, une femme avec des enfants pousse un chariot puis s'arrête pour demander à un agent de l'aéroport où se trouve son comptoir d'enregistrement. Là, un monsieur qui est manifestement en voyage d'affaire se fait aider à l'utilisation des bornes qui délivrent les cartes d'embarquement par une charmante hôtesse tout sourire.


Un peu plus loin devant le comptoir d'enregistrement des bagages, une file d'attente s'est formée et plusieurs personnes guident et informent les passagers avant même d'arriver au comptoir. Et là aussi les sourires sont présents et l'accueil le plus chaleureux possible. Puis, du haut de mon perchoir je regarde les passagers se diriger en direction des boutiques pour se laisser allécher par les présentoirs et éventuellement s'offrir un petit plaisir ou un moment de détente. Et là aussi il y a des hommes et des femmes qui travaillent à mettre en avant les produits, à s'assurer que tout est présenté au mieux et que les passagers peuvent rentrer et sortir le plus vite possible pour aller prendre les avions qui leur feront traverser le monde.

Hommes-et-Ailes 0825 


Tiens ! Qu'est ce que cette file d'attente qui se forme plus loin ? Je me souviens maintenant, c'est l'endroit où les gens font la tête le plus souvent. Les uniformes noirs sont très sérieux et les passagers se plaignent. Ils ne veulent pas enlever leurs chaussures, jeter le tube de dentifrice ou enlever l'appareil électronique de la machine. Mais les gens en noir font leur travail. Ce n'est pas de leur faute. J'ai déjà été témoin d'une réunion avec le chef. Il a été très clair. Il a prévenu les agents en noir que leur travail n'était pas facile car désagréable pour les passagers. Mais il a aussi dit qu'il était essentiel pour assurer les règles de sureté. Alors ils font leur travail tout de même et grâce à eux il y a tout de même des risques en moins. Même si pour se protéger il faut parfois faire le robot.

 

Mais nous voilà de l'autre côté des machines spéciales et à nouveau il y a des sourires. Mêmes plus qu'avant. Les gens semblent être rassurés. Ils commencent à se détendre. Et ici il y a des des agents aussi qui organisent les départs dans les long tuyaux ou des bus. Et ces gens là aussi font beaucoup de sourires avec des explications. Et quand il y a un petit problème technique, ils utilisent très rapidement leur ordinateur pour le régler. J’ai remarqué que ce sont souvent des femmes qui font ce travail. Elles sont efficaces et précises.

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Allez ! Je profite d’une porte ouverte pour m’envoler à l’extérieur du bâtiment, je suis petit je peux entrer et sortir facilement. Et là c’est impressionnant ce qu’il y a comme monde qui s’affaire. Il y a des gens partout. Des équipes d’entretien qui arrivent en petites voitures dès que les passagers sont descendus d’un avion pour aller le nettoyer et le préparer à repartir immédiatement. Il y a des conducteurs de bus qui transportent les passagers entre les bâtiments et les avions. Il y a ceux qui accueillent les avions, ceux qui chargent et déchargent les bagages et le fret, ceux qui accompagnent l’avion pendant les minutes qui précèdent son départ pour s’assurer que l’avion s’écarte sans incident de l’aérogare. Ils sont si petits, tout ces gens par rapport à ces avions immenses. Si petits et si essentiels. Sans eux, tout cela ne fonctionnerait pas. Pas un seul avion ne pourrait décoller.

 

Pour ça aussi il y a des hommes et des femmes qui travaillent sans arrêt devant des écrans. Je les ai vus par les fenêtres de la tour qu’il y a sur le terrain. Il parait qu’il y en a encore beaucoup d’autres dans des salles sans fenêtres et qui passent leur journée à guider et vérifier que tout se passe bien.

 

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Il y a aussi beaucoup de gens qui portent des uniformes. Certains partent dans les avions, je les vois en regardant par les hublots. Ils pilotent les avions, ils aident et conseillent les passagers qui s'installent.

D’autre gens en uniforme arpentent sans arrêt les bâtiments, les abords des avions, le tour du terrain. Ils vérifient tout, tout le temps. Ils veulent être certains que personne de malveillant ne vienne enrayer cette machine complexe.

 

Je ne suis qu’un petit colibri. Je ne peux tout voir. Je suis certain qu’il y a beaucoup de personnes que j’oublie et que je n’ai pas encore croisées. Les personnels d’entretien, par exemple. Mais j’aimerais bien tout petit que je suis avoir quelqu’un pour préparer mon perchoir, nettoyer mon arbre, me proposer à manger. Je volerais bien plus sereinement si je savais que quelqu’un était là pour débarrasser le ciel des faucons qui veulent m’attraper. Et puis quand je vole, quelle sécurité ce serait que d’avoir une aide pour me prévenir des orages et des gros oiseaux sur mon passage.

 

Hommes-et-Ailes 0803 


Je n’ai rien de tout ça. Je dois voler seul et me reposer uniquement sur le savoir de l’instinct. L’instinct, vous aussi vous l’avez, amis humain, mais en plus vous avez les autres humains pour vous aider. Grace à eux, chaque fois que vous montez à bord d’un avion pour un voyage d’une heure ou plus, des centaines de personnes sont là pour vous aider. Pensez-y, ils le font plutôt bien non ?

Hommes-et-Ailes 0836


Mais moi je ne suis qu’un petit oiseau qui ne sait pas compter les milliers de vols chaque jour, les millions de passagers, de bagages, de conseils. Mais surtout les milliards de sourires.

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