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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:00

La passion de l'air, comme toute, est prenante. Très vite elle vous habite totalement. Vos connaissances et expériences vont lentement sculpter votre façon de la vivre. C'est ainsi que chacun va la vivre différemment. Prenant une orientation différente et donnant une teinte particulière à sa passion. Une vision particulière de la vérité. La vérité telle que JE la vois.

 

Ce processus se retrouve sur quasiment tous les thèmes, et se retrouve même dans les sujets d'actualités les plus évidents. Me concernant, je tente de garder une approche la plus ouverte et la plus large possible, mais surtout, je fais de mon mieux pour que l'humain reste la composante principale. 

C'est ainsi que récemment j'ai exprimé ailleurs mon admiration pour le projet Solar Impulse et les hommes qui le portent. Qualifiant cette réalisation de jalon historique dans l'Histoire de l'Aviation. Parmi les réponses faites à ce commentaire j'ai eu des opinions contradictoires. Le projet n'utilise que des technologies anciennes, le projet n'est pas reproductible dans un esprit de rentabilité et de productivité que ce soit dans l'aviation de loisir ou l'aviation commerciale, le projet n'est qu'une prouesse de résistance humaine rien de plus, le projet aspire trop de financements qui seraient plus utiles à ceux qui ont réellement de l'avenir, etc.

 SITV 01

Tout cela représente des opinions, une vision de la réalité, qui sont fondamentalement vraies si on les prend dans un esprit subjectif, partiel. Je vais me permettre d'aborder le point sous un autre angle. Je vais tenter de retirer le microscope pointé sur les détails et de prendre un peu de recul. Avec tout le respect que je dois et que je donne aux opinions des uns et des autres.

 

En 1937, un journaliste tenait quasiment les mêmes propos (à lui tout seul) dans une tribune d'un quotidien transatlantique en parlant de la performance d'un certain Charles Lindbergh. Ses propos n'étaient pas fondamentalement faux mais il avait oublié un point essentiel dans l'utilité de la performance: le force de l'inspiration, la puissance évocatrice du symbole. Le constructeur du Spirit of Saint Louis n'existe plus. Aucune des technologies utilisées n'était fondamentalement révolutionnaire même pour l'époque et, en toute sincérité, voler en solo pendant plus de 33 heures "c'est débile" comme le dirait une de mes filles. Mais l'Histoire en a décidé autrement. La terre entière a enregistré dans sa mémoire collective que cette année là, un jeune homme a traversé l'Atlantique seul. Les critiques, les doutes sont effacés définitivement.

 SITV 02

Mais on peut tout de même se poser la question sur l'intérêt de cette performance et de toutes celles qui ont suivies. À quoi ont elles contribué ? Quelles en furent les dividendes ?

La réponse est à trouver dans la puissance évocatrice de ces performances. En générant du rêve, de la passion ou simplement l'esprit de compétition, les hommes et femmes qui nous ont fait rêver sont directement à l'origine de l'intérêt porté par les financiers, les sponsors, les investisseurs dans ce moyen de locomotion. 

Il est tout de même ahurissant de voir le nombre de projets de développement d'avions partout en Europe et dans le monde alors que nous sommes dans un état de crise financière mondiale et que les ventes d'avions de tourisme n'ont jamais été aussi faibles.

En prouvant, avec une technologie existante, que le vol écologique est possible, Solar Impulse prouve aussi qu'en investissant dans la filière et en développant des technologies plus novatrices on pourra aller plus loin.

Les projets dans le domaine sont déjà nombreux, et tous ambitieux. Ils nous permettent déjà d'imaginer que de l'avion de loisir au transport commercial de masse le vol propre est possible. 

 Santos-Dumont

Revenons encore plus loin en arrière, lorsqu'Alberto Santos Dumont a fait son saut de puce à Bagatelle. Sur cet engin qui tenait plus du cerf volant que de l'avion tel qu'on le conçoit aujourd'hui, il a généré une puissance évocatrice fabuleuse, et on peut en dire de même pour les frères Wright, Mermoz, Saint Exupery, Blériot, et tant d'autres.

 

L'aviation fait rêver depuis bien plus longtemps qu'elle n'existe. Ce rêve est ce qui l'a inventé. Ce rêve est ce qui la porte encore. Plus récemment on peut citer Branson, Rutan & Yeager, Fosset et j'en oublie. Ils poursuivent le rêve. 

 Global Flyer

Hier, Neil Armstrong est décédé. Ce membre du club le plus fermé au monde, la Confrérie de la Lune, nous a fait rêver au-delà de l'atmosphère. La aussi, la puissance évocatrice fut telle que des générations entières d'humains qui ne toucheraient jamais le sol de la lune en rêvent encore. Et j'en suis. Neil Armstrong fut un de ces hommes exceptionnels à bien des points de vue. Un des plus humbles face à l'exploit, il prônait la poursuite des rêves, l'encouragement des idées nouvelles et encore très récemment au sein de la Lindbergh Foundation. Un des fruits de ce rêve se nomme aujourd'hui Virgin Galactic, et ce n'est pas le seul.

 

Nous pouvons être fiers de partager notre monde avec de tels personnages. Clin d'oeil d'un dimanche je vais friser le prêche en vous encourageant à suivre ces inspirations, à les encourager, à les développer. Ne boudons pas notre plaisir et sachons dans chaque événement aéronautique y voir la puissance évocatrice qui contribue et fait avancer l'ensemble. Ce rêve que nous partageons en sera plus fort. Notre aviation est bien vivante. Nos figures de proues ne sont pas que des personnages de l'Histoire ancienne, mais aussi des individus bien vivants et toujours actifs. Du petit aéroclub à Solar Impulse, nos héros sont à côté de nous, profitons-en !


Neil-Armstrong-1969

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:00

Notre été 2012 est bien morose. La pluie, les nuages nous couvrent de leurs bienfaits que nous aurions préférés recevoir l’hiver dernier. Depuis la mi-mai il n’y a quasiment pas eu de journée sans pluie.

Le moral de beaucoup est au plus bas et pour retrouver le soleil on donnerait n’importe quoi. Alors trouvons le ce soleil qui nous manque. Allons le chercher là où il est.


Au-dessus des nuages !

 

Le sol est encore humide de la nuit qui une fois de plus nous a apporté de la pluie. Les avions garés le long de l’aérogare avalent déjà leurs passagers. Le ballet des hommes, du matériel et des aéronefs est déjà bien lancé. Les couleurs des camions ravitailleurs qui filent de gauche et de droite. Les tenues jaune fluo des personnels de piste. Les dérives aux couleurs multiples qui passent comme des voiles de grands bateaux. 

Tout cela sous un ciel grisâtre sans grand espoir d’éclaircie. Morose.

Transition 0565

 

Alors je monte dans un de ces avions. L’accueil est toujours aussi agréable et le sourire dans la voix des PNC est déjà en soit un début d’éclaircie.

 

Confortablement installé à coté d’un hublot, je regarde la pluie tomber sur le tarmac, créant des reflets sur les fuselages argentés des avions. De la même manière, les hommes de piste sont entourés d’un halo jaune qui magnifie leurs actions. Mais la pluie, peu à peu, crée des filets d’eau sur la fenêtre et bloque toute vue utile de l’extérieur.

Transition 0566

 

Nous roulons maintenant en direction de la piste. Cette porte pour la conquête de l’azur et la rencontre avec l’astre resplendissant, au dessus des nébulosités qui nous arrosent.

L’accélération crée très rapidement une organisation des gouttes sur le hublot. Elles commencent par se coller entre elles, comme si elles avaient une intelligence de groupe pour résister à la force insoutenable qui cherche à les arracher de leur support. Puis, avec la vitesse qui augmente, elles créent des fils qui courent de plus en plus horizontalement. Pendant un court moment cette fuite vers l’arrière se transforme en débandade et les filets d’eau, petits et gros, hachurent par grosses bandes l’écran de ce film particulier. Et puis, plus rien. Nous avons décollé, aucune goutte n’y a résisté.

Transition 0569Transition 0570

Transition 0571

 

Nous sommes entre terre et nuage. Une étroite bande d’horizon gris, au loin, nous délimite la hauteur du plafond. Nous pénétrons cette couche de coton gris, sans forme. La vision sans référence perceptible me fait perdre la notion de l’orientation. La pression du siège sur mon corps est la seule indication que j’ai que nous montons toujours, que nous accélérons encore. Et cela continue ainsi pendant un temps qui parait long tellement l’attente est forte. 

Dès que nous avons pénétré le nuage, l’eau a refait sont apparition, mais cette fois pas de goutte. C’est immédiatement un ruissellement qui passe. Nous indiquant quelque peu l’orientation de l’avion par l’angle pris par rapport à la base de la fenêtre. 

Transition 0887

 

L’eau disparait à nouveau. Dehors, le gris semble moins profond. Le nuage semble s’éclaircir. Il est toujours aussi dense mais c’est de la lumière qui semble passer. Nous montons toujours mais plus calmement. Nous ne sommes plus dans la trépidation de l’immédiat après décollage. L’avion a retrouvé son élément de prédilection et s’est installé dans la tranquille assurance de son rôle qui s’accomplit.

Transition 0896

 

J’avais raison, d’un gris profond, le nuage s’éclair, et  résolument, passe au blanc. L’image du coton vient automatiquement à l’esprit. Mais maintenant, ce blanc devient resplendissant. La luminosité s’intensifie à l’extrême. A la limite de devenir douloureux à regarder. Nous voyageons dans une aura de lumière qui pénètre le fuselage par tous ses orifices non clos. La cabine est habillée d’une lumière douce marquée par des doigts blancs provenant des hublots, reprenant parfaitement des scènes mystiques de certains films.

 

Transition 0901

Et puis, sans annonce nous perçons la surface. Et instantanément nous sommes dans un ciel bleu sans limite au-dessus de nous. Comme un plongeur en apnée qui éclate le voile qui le sépare de l’air, nous nous sommes libérés de la pesanteur. Nous n’avons que nous même et l’avion comme indices de notre humanité. Tout autour de nous il n’y a que les tons de bleus du ciel sans fin et l’étendue blanche de la mer de nuages qui nous fait même oublier d’où nous venons. La sensation de pureté est indéniable. Un petit sentiment de renaissance, d’absolution.

 

Transition 0572

La transition s’est faite. Je peux maintenant laisser la lumière réchauffer mon visage. Profiter du soleil qui brille. Et, avec un petit sourire d'égoïste satisfait, me dire que nous ne sommes pas nombreux à en profiter aujourd’hui.

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:00

serviteur 

Nom masculin singulier 

celui qui est au service de quelqu'un, d'une collectivité

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais évoquer pour vous ce mot: SERVITEUR.

Il ne vous aura pas échappé qu'hier nous étions le 14 juillet. J'ai depuis quelques années la petite habitude, avec ma fille cadette, de me rendre au défilé parisien si médiatiquement partagé.

Cette année, nous nous somme placés directement sur les Champs Elysées pour profiter au maximum du spectacle.

Plus tout ces hommes et femmes passaient devant nous, plus je me disais qu'il était bon de vivre dans un pays ou autant d'individus consacraient leurs vies à nous servir. 

Armées de Terre, de Mer et de l'Air, Police, Gendarmerie, Pompiers et Sécurité Civile présent hier représentaient les milliers d'invisibles qui jours après jours nous assistent, nous protègent, nous aides.

REMERCIEMENTS ET SALUTATIONS À EUX

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Serviteurs 1063

 


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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 23:00

Dans mon article précédent je vous ai entretenus de ces robots qui nous entourent et peuplent nos vies d'automatismes. Certes ils nous rendent de multiples services et certes ils sont aujourd'hui tellement incontournables que sans eux une grande partie de nos actions quotidiennes serait impossible. D'ailleurs le maître de tous ces robots porte les multiples noms de Process, Règlements ou encore Principe de Précaution. Ce grand maître est tellement puissant que, tel que je l'écrivais en ironisant, même certain humains se robotisent !

 

Mais pour rétablir les choses je tiens aujourd'hui à vous démontrer à quel point tout ce qui est fait dans ce monde merveilleux de l'aérien est profondément marqué de notre ADN. Aller, en conscience, toucher les nuages est le privilège de l'homme. C'est pourquoi je souhaite attirer votre esprit sur l'essentiel du vol : vous et vos congénères.

 

Hommes-et-Ailes 0565

 

Alors que le voyage n'est encore qu'une idée, un projet, des hommes sont déjà au travail pour le rendre possible. Les équipes de maintenance des compagnies travaillent sous des contraintes draconiennes pour s'assurer que votre vol se passera bien. Vous ne les verrez pas, ou extrêmement rarement. C'est bon signe. Ces hommes et femmes s'assurent, dans l'ombre, que tout fonctionne.

Que les belles lumières le long des pistes, celles qui contribuent à nos rêves d'envols, sont toutes en état de bon fonctionnement. Car chacune de ces lumières est un guide pour les pilotes, et indique un point important. Si vous avez la chance de faire un atterrissage de nuit, par temps de brouillard, dans le poste de pilotage, vous le comprendrez aisément.

Que la petite fissure de rien du tout sur le taxiway est rapidement traitée et comblée, car autrement par forte pluie par exemple, cela pourrait engendrer des problèmes plus graves et rendre le terrain impraticable.

Que les maintenances obligatoires demandées par le constructeur de l'avion et les autorités de réglementation soient bien effectuées dans les règles de l'art sans rien oublier. 

Que les actes administratifs validant les actions soient bien documentés pour permettre de démontrer l'excellence.

Que les visites médicales du personnel soient les plus précises possibles pour garantir votre sécurité.

 

Et la liste pourrait se transformer en pensum sans fin tellement les actions menées avant même votre voyage sont nombreuses.

 

Hommes-et-Ailes 0309


Mais passons au voyage lui même. L'enregistrement, la sécurité, l'embarquement, l'installation à bord sont autant de moments où une armée de personnes est à votre service pour assurer au maximum votre confort, votre sécurité.

Il est tout naturel que tout à notre voyage et à ses contraintes nous ne soyons absorbés que par nos propres pensées. Cet égoïsme, je le vis aussi et je ne ferai de procès à personne. Cependant, profitons de ce petit article pour prendre un moment de recul, voir de hauteur.

 

Hommes-et-Ailes 0829Mettons nous dans la peau d'un de ces merveilleux colibris aux plumes arc en ciel (tant qu'à prendre de la hauteur autant être beau). Nous venons de passer les portes de l'aéroport. Et nous voyons les centaines de personnes qui courent, s'affairent et parlent. Effectivement, ils parlent beaucoup, cela fait du bruit tout ça ! Que d'échanges simultanés, de paroles exprimées. Là, une femme avec des enfants pousse un chariot puis s'arrête pour demander à un agent de l'aéroport où se trouve son comptoir d'enregistrement. Là, un monsieur qui est manifestement en voyage d'affaire se fait aider à l'utilisation des bornes qui délivrent les cartes d'embarquement par une charmante hôtesse tout sourire.


Un peu plus loin devant le comptoir d'enregistrement des bagages, une file d'attente s'est formée et plusieurs personnes guident et informent les passagers avant même d'arriver au comptoir. Et là aussi les sourires sont présents et l'accueil le plus chaleureux possible. Puis, du haut de mon perchoir je regarde les passagers se diriger en direction des boutiques pour se laisser allécher par les présentoirs et éventuellement s'offrir un petit plaisir ou un moment de détente. Et là aussi il y a des hommes et des femmes qui travaillent à mettre en avant les produits, à s'assurer que tout est présenté au mieux et que les passagers peuvent rentrer et sortir le plus vite possible pour aller prendre les avions qui leur feront traverser le monde.

Hommes-et-Ailes 0825 


Tiens ! Qu'est ce que cette file d'attente qui se forme plus loin ? Je me souviens maintenant, c'est l'endroit où les gens font la tête le plus souvent. Les uniformes noirs sont très sérieux et les passagers se plaignent. Ils ne veulent pas enlever leurs chaussures, jeter le tube de dentifrice ou enlever l'appareil électronique de la machine. Mais les gens en noir font leur travail. Ce n'est pas de leur faute. J'ai déjà été témoin d'une réunion avec le chef. Il a été très clair. Il a prévenu les agents en noir que leur travail n'était pas facile car désagréable pour les passagers. Mais il a aussi dit qu'il était essentiel pour assurer les règles de sureté. Alors ils font leur travail tout de même et grâce à eux il y a tout de même des risques en moins. Même si pour se protéger il faut parfois faire le robot.

 

Mais nous voilà de l'autre côté des machines spéciales et à nouveau il y a des sourires. Mêmes plus qu'avant. Les gens semblent être rassurés. Ils commencent à se détendre. Et ici il y a des des agents aussi qui organisent les départs dans les long tuyaux ou des bus. Et ces gens là aussi font beaucoup de sourires avec des explications. Et quand il y a un petit problème technique, ils utilisent très rapidement leur ordinateur pour le régler. J’ai remarqué que ce sont souvent des femmes qui font ce travail. Elles sont efficaces et précises.

Hommes-et-Ailes 0380

 

Allez ! Je profite d’une porte ouverte pour m’envoler à l’extérieur du bâtiment, je suis petit je peux entrer et sortir facilement. Et là c’est impressionnant ce qu’il y a comme monde qui s’affaire. Il y a des gens partout. Des équipes d’entretien qui arrivent en petites voitures dès que les passagers sont descendus d’un avion pour aller le nettoyer et le préparer à repartir immédiatement. Il y a des conducteurs de bus qui transportent les passagers entre les bâtiments et les avions. Il y a ceux qui accueillent les avions, ceux qui chargent et déchargent les bagages et le fret, ceux qui accompagnent l’avion pendant les minutes qui précèdent son départ pour s’assurer que l’avion s’écarte sans incident de l’aérogare. Ils sont si petits, tout ces gens par rapport à ces avions immenses. Si petits et si essentiels. Sans eux, tout cela ne fonctionnerait pas. Pas un seul avion ne pourrait décoller.

 

Pour ça aussi il y a des hommes et des femmes qui travaillent sans arrêt devant des écrans. Je les ai vus par les fenêtres de la tour qu’il y a sur le terrain. Il parait qu’il y en a encore beaucoup d’autres dans des salles sans fenêtres et qui passent leur journée à guider et vérifier que tout se passe bien.

 

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Il y a aussi beaucoup de gens qui portent des uniformes. Certains partent dans les avions, je les vois en regardant par les hublots. Ils pilotent les avions, ils aident et conseillent les passagers qui s'installent.

D’autre gens en uniforme arpentent sans arrêt les bâtiments, les abords des avions, le tour du terrain. Ils vérifient tout, tout le temps. Ils veulent être certains que personne de malveillant ne vienne enrayer cette machine complexe.

 

Je ne suis qu’un petit colibri. Je ne peux tout voir. Je suis certain qu’il y a beaucoup de personnes que j’oublie et que je n’ai pas encore croisées. Les personnels d’entretien, par exemple. Mais j’aimerais bien tout petit que je suis avoir quelqu’un pour préparer mon perchoir, nettoyer mon arbre, me proposer à manger. Je volerais bien plus sereinement si je savais que quelqu’un était là pour débarrasser le ciel des faucons qui veulent m’attraper. Et puis quand je vole, quelle sécurité ce serait que d’avoir une aide pour me prévenir des orages et des gros oiseaux sur mon passage.

 

Hommes-et-Ailes 0803 


Je n’ai rien de tout ça. Je dois voler seul et me reposer uniquement sur le savoir de l’instinct. L’instinct, vous aussi vous l’avez, amis humain, mais en plus vous avez les autres humains pour vous aider. Grace à eux, chaque fois que vous montez à bord d’un avion pour un voyage d’une heure ou plus, des centaines de personnes sont là pour vous aider. Pensez-y, ils le font plutôt bien non ?

Hommes-et-Ailes 0836


Mais moi je ne suis qu’un petit oiseau qui ne sait pas compter les milliers de vols chaque jour, les millions de passagers, de bagages, de conseils. Mais surtout les milliards de sourires.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 21:10

Signe des temps diront certains. Plaie d’Egypte diront d’autres. Quoi qu’il en soit, les robots nous entourent. Le voyageur aérien d’aujourd’hui, s’il souhaite organiser et effectuer son déplacement rapidement et efficacement n’aura pas d’autre moyen que de passer par eux. Ce sont les cerbères des temps modernes. Tout le monde en conviendra, ils manquent indubitablement de charme et de chaleur, mais reconnaissons le tout de même ils sont parfois diablement efficaces.

 

Alors déroulons ensemble un voyage classique avec ma compagnie habituelle et partons à la découverte de ces robots sans âme qui gouvernent notre accès au ciel.

 

Cela commence avec RéservBot, un monstre accueillant et plein de surprise. Il vous prend par la main dans votre désir de voyage. Il sera plus ou moins attractif. Car malheureusement il n’est pas unique et universel. L’avantage du choix est qu’il permet de plaire à chacun. RéservBot est un charmeur. Il saura vous dire ce que vous avez envie de savoir. Il saura vous proposer le prix souhaité avec la destination désirée. Il sera très fort pour vous expliquer que le prix n’est pas important ou le nombre d’escales une richesse de voyage. C’est une fabrique de rêves qui pour un voyage de Paris à Bordeaux vous ouvrira des idées pour les Maldives ou le Vietnam. Petit à petit, en navigant sur ses pages vous découvrirez la curieuse réalité de la toile internationale. Votre fournisseur sélectionné à la première page ne sera pas nécessairement celui de la dernière. Mais est-ce vraiment un problème ? Quelle importance que ceci ? Surprenant RéservBot EST VOTRE AMI ! AYEZ CONFIANCE !

 

Robots 01

  • Choisissez votre destination: «ok facile».
  • Choisissez vos dates de voyages: «jusque là ça va encore».
  • Vos dates sont elles flexibles: «bien entendu, quand j’ai une semaine de vacance à prendre j’aime bien perdre 1 à 2 jours chez moi !. Il m’agace avec ses questions».
  • Nous recherchons les meilleurs voyages répondant à vos critères, merci de patienter: «je patiente».
  • Un problème serveur nous empêche d’afficher les réponses à votre recherche, merci d’essayer à nouveau ultérieurement: «forcément je n’ai que ça à faire».
  • Voici la liste de voyages correspondant à votre demande, merci de choisir votre voyage aller: «ok, celui-ci me paraît bien».

Robots 02

  • Merci de choisir votre voyage retour: «c’est tout ce qu’il y a comme possibilité ? Quand je change de site j’ai autre chose. Bizarre !»
  • Merci de confirmer vos choix: «je relis. C’est Ok. Confirmer !»
  • Votre voyage est confirmé vous allez être redirigé sur le site de notre partenaire de paiement. N'interrompez rien sinon vous perdrez votre voyage: «pas de risque, je ne touche à rien.»
  • Merci de saisir vos coordonnées bancaire: «il est où le cadenas, il est où le https, il est où mon argent! Ce n’est pas un bouquin que j’achète !»
  • Votre paiement est accepté, merci d’avoir utilisé notre site: «OUF !»

 

Voilà ! Ouf ! Le billet est en poche et payé. Nos chers outils et robots peuvent retourner dans l’oubli temporaire de notre esprit. La vie quotidienne et ses bonheurs purement humains peuvent reprendre le dessus. Si le voyage est lointain on peut même se laisser aller à se ressourcer dans une action de base, mais tellement réconfortante tant on la maitrise: jardinage, lessive, brossage de dents, contrôle de la télécommande de la télé. Enfin ! Maître des outils. Les instruments sont aux ordres !

 

Gling !

Gling !

 

Ah ! Un email est arrivé. Peut-être des nouvelles de la tante Berthe ? Flûte ! C’est RéservBot qui demande que je m’enregistre pour mon voyage.

Bon puisqu’il faut y aller !

 

Et nous voilà à nouveau dans RéservBot pour finaliser le process et obtenir mes cartes d’embarquement.Robots 03

Alors, hublot pour profiter de la richesse du ciel et des paysages ? Couloir pour bénéficier d’une sortie plus rapide à l’arrivée ou pour soulager une envie naturelle plus discrètement pendant le vol ? Ou peut-être un siège de milieu de banquette pour lier connaissance avec ses voisins, se faire de nouveaux amis et avoir des conversations enrichissantes.

  • Merci de passer mon gobelet vide à l'hôtesse.
  • Pardon, je voudrais me rendre aux W.C.
  • Excusez moi mais votre coude me rentre dans les côtes.

Que des grands moments d’échange intra-humanité !

Mais je m’égare; revenons à notre RéservBot et à l’enregistrement.

Je click ! Je click !

  • Renseignez votre numéro de dossier: Z43Y712VRC.
  • Renseignez votre nom: «Ah, ils auraient donné le même numéro à quelqu’un d’autre ?»
  • Confirmez-vous les conditions générales; pour les lire cliquer ici: «ok je click. Oh là, là ! Heureusement qu’il y a le zoom. Ah ben non, ce n’est pas en français. Ah ben si, mais pas mon français à moi. Bon, et bien ok alors.»
  • Choisissez votre siège: ben ça alors ! Ils viennent d’ouvrir les enregistrements il y a moins d’une minute et il n’y a déjà plus beaucoup de choix. La prochaine fois, je me lèverai à quatre heure du matin ! Comment ça mon choix n’est plus valable ! Le siège était libre il y a 10 secondes. Ah, il faut être membre d’un club de fidélité avec le rang Diamant Eternel de 1er niveau. D’accord, c’est bien aussi l’arrière de l’avion avec les toilettes et le coin des hôtesses. Il y a plein de passages, et je me reposerai à l’arrivée !

 

Voilà, c’est fait. Comme ça pas de file d’attente d’enregistrement à l’aéroport le jour du départ !

 

Robots 13Nous y voilà, c’est le grand jour. J’ai trouvé l’aérogare. Quelle poisse tout de même ce TicketBot pour le train. Je range immédiatement mon ticket pour le retrouver la semaine prochaine à mon retour. Je n’ai pas compris comment prendre un aller simple. Mais bon ! Les vacances commencent et la vie est belle. Vivement que je dépose ma valise pour aller prendre un café. Cinq heure du matin pour un vol à 11 heures cela fait tôt. Ça va aller vite puisque j’ai déjà ma carte d’embarquement. Il est où le comptoir de dépose bagage ? Voici un écran d’information. Vol de 11 heures. Le voilà. Flûte. Le comptoir d’enregistrement n’est pas encore affiché. C’est une bonne occasion d’aller prendre ce café.

  • Un café s’il vous plait, avec un croissant.
  • 8 euros ! Ça doit être de la bonne qualité tout ça.
  • Inhabituel ce croissant à goût d’éponge.

 

J’aime l’ambiance des aéroports. Ça bouge, ça grouille. Tout le monde a un objectif. Tout le monde est heureux de partir en voyage et détendus.

  • Pardon Madame, vos enfants pourraient-ils ne pas s’assoir sur mon sac ? Certes, j’aurais pu éventuellement le mettre ailleurs.

 Robots 18

Quel plaisir de voir cette vie intense.

  • Aïe ! Effectivement; chargé comme ça vous ne pouvez pas voir où vous allez Monsieur !

 

Je crois qu’il est temps d’aller déposer mon bagage. Voyons ! Comptoir E45. Ah! C’est tout à l’autre bout. Ce n’est pas grave, ça va me détendre les jambes avant un si long vol. Et en plus il faut prendre Escalator ... avec la valise !

Robots 07

-Ça alors, jamais je n’aurais imaginé que cela me prendrait autant de temps. Il y en avait du monde et tous n’étaient pas aussi heureux que moi ! Je vais enfin pouvoir lâcher ma valise.

  • Dépose bagage comptoir 4. Merci d’attendre votre tour derrière la ligne jaune dans la WaitingMachine. Un seul comptoir pour la dépose bagage ? Pas grave ce n’est qu’un seul vol.
  • C’est long tout de même ! Je comprends mieux, c’est la dépose bagage pour cinq vols. Effectivement ! Pas grave j’ai encore une heure avant le décollage... Oh non !!! L’embarquement est dans 45 minutes !
  • Bonjour Madame, c’est juste pour déposer ma valise. Voici ma carte d’embarquement et mon passeport.Robots 14
  • Oui, la prochaine fois je viendrais plus tôt. C’est promis. Bien que le réveil à 5 heures fût difficile et je vous promets que je n’ai pas trainé.
  • Pourquoi déchire-t-elle ma carte d'embarquement ? Ne faites pas ça Madame c’est pas bien ! Non je ne pense pas vous apprendre votre métier. C’est juste que ce n’est pas écologique. Non je ne me moque pas de vous.
  • Ouf ! Elle imprime une autre carte. Ah ! C’était pour coller les étiquettes du bagage.
  • Merci Madame. Oui je vais vite à la porte d’embarquement.

 

Robots 04Allez ! La sécurité et j’y suis. Je pensais avoir le temps de faire les magasins détaxés mais ce sera pour une autre fois.

  • Bienvenue à SécurityLand. Merci de déposer vos affaires dans les bacs à cet effet/ Merci de vider vos poches de tout objet métallique, de retirer votre ceinture et vos chaussures.
  • Avez-vous des couteaux, des explosifs, des produits inflammables, des armes, ...
  • Attendez d’être autorisé à passer le portique.
  • Déposez vos objets sur le tapis du scanner et présentez votre carte d’embarquement.
  • Merci de déposer PC, Tablet dans un bac séparé.
  • Oh là là ! Je n’ai pas assez de mains pour faire tout ça.
  • Le Monsieur devant moi a fait sonner la machines. C’est un terroriste ? On dirait que non !
  • La dame aussi a fait sonner, pourtant il ne lui reste pas grand chose sur le dos avec sa petite robe d’été. C’est bien ! Elle est disculpée aussi.
  • Les enfants aussi font sonner. C’est la famille aux squelettes d’acier. C’est amusant.
  • Oui Monsieur, je trouve ça drôle. Mais plus maintenant. Non Monsieur je ne me moque pas de vous.
  • Ma carte d’embarquement ? Oups, elle est dans la poche intérieure de ma veste qui est dans le bac qui est dans la machine.
  • Je suis d’accord, c’est en raison de gens comme moi que les avions sont en retard.
  • C’est chouette. C’est tout automatique, mon bac revient avec ma veste. Je vais pouvoir vous donner ma carte d’embarquement.
  • Vous n’avez pas besoin de mon passeport ? C’était pour vous rendre service. Comment savez-vous que je suis moi ?
  • Je peux passer le portique ? Merci Monsieur.
  • J’ai fait sonner ! C’est génial je suis aussi de la famille squelette en acier !
  • D’accord, j’écarte les bras et le jambes.
  • Je vous promets, je n’ai plus rien sur moi Monsieur. C’est très intime ce que vous faites. Même ma femme ne le fait pas. Enfin comme ça !!! Hi hi.
  • Je ne me moque pas de la sécurité Monsieur, je disais juste une vérité. Je suis d’accord, c’est très sérieux la sécurité. Oui, c’est pour ma protection. Oui à l’avenir je ne dirai rien.
  • Ah ! Il y a SécurityMan 3 qui veut me voir.
  • Oui, ce sac est à moi Monsieur. Oui, vous pouvez regarder dedans.
  • C’est quoi ça ! Cela me parait évident non ! Un tube de dentifrice et une brosse à dent.
  • Pourquoi ? Et bien vous savez après un vol très long on a une haleine de poney et il est bon de se rafraichir la bouche avant d'atterrir. Pour être un bon ambassadeur de notre pays !
  • Non je ne me moque pas de vous Monsieur. Non je ne rigole pas.Robots 17
  • Ah ! Il est trop gros ! C’est gentil mais ce n’est pas trop lourd, j’y arrive encore.
  • Non je ne me moque pas de vous Monsieur. Non je ne rigole pas.
  • Ah ? C’est interdit ? De se brosser les dents ?
  • Ah ! D’avoir un tube de dentifrice aussi gros ? Ça alors ! Je l’ai acheté en pharmacie pourtant.
  • Ah ! Aussi gros pour un voyage en avion. Et bien alors, maintenant je suis inquiet. Cela pourrait faire crasher l’avion ? Je n’aurais jamais imaginé que l’avion serait si sensible au poids.
  • Ce n’est pas pour le poids mais si c’était un explosif ?
  • Heureusement cela n’en est pas. Mais vous le jetez à la poubelle ! Comment je fais pour mon haleine moi ?
  • Je peux y aller. Merci Monsieur. Où sont mes chaussures, ma veste, ma ceinture, mon sac, mon PC portable ?
  • C’est bon. J’ai tout.
  • Tien. C’est sympa ils m’appellent sur le haut parleur. Je suis un passager important. C’est cool.
  • Quoi ?! Ils ferment l’embarquement pour partir ? Il faut que je courre. Ce n’est pas ma faute. Ce sont les SécurityBot qui n'arrêtaient pas de me trouver drôle et de me dire que je rigolais.
  • Attendez ! Attendez ! Je suis là !
  • Oui Madame, je suis en retard.

Robots 05

  • Vous voulez ma carte d’embarquement pour le ScanBot ?
  • Où est-elle cette carte ? Laissez moi réfléchir ... Je l’ai mise dans ma veste, puis je l’ai sortie de ma veste, puis je l’ai donnée au SécurityBot 1, qui l’a posée dans le bac avec mes chaussures, puis j’ai regroupé mes affaires pendant que SécurityBot 3 ma parlait d’explosif dans le dentifrice, puis j’ai commencé à me rhabiller ... Mais bien sur ! La voilà ! Elle était dans ma chaussure. Comme c’est drôle !
  • Non Madame je ne me moque pas de vous. Oui Madame vous êtes pressée. Je comprends. Voici Madame pour le ScanBot. J’y vais Madame.
  • Ah oui ! J’oublie mon sac ! 

 

Robots 06Et me voici avalé par le cordon ombilical nourricier de l’avion. Ce bras télescopique et mobile qui permet aux humains de venir alimenter la bête volante. Je descends, tel un bol alimentaire, la passerelle métallique. C’est un moment de calme soudain, accompagné d’un réel sentiment de changement de monde.

Après le coude me voici face à un sas. Il y a le même, ou quasiment, dans les vaisseaux spatiaux des films. Y a-t-il un présage à y voir ?

 

  • Bonjour Monsieur, bienvenue à bord. Prenez place nous allons bientôt partir.

 

Surprise, bonheur que cette voie chaleureuse accompagnée d’un sourire. Le monde des robots est terminé. Je respire avec un sentiment de revenir parmi les miens. Je pense que ma détente est une perspective réelle.

 

  • Mesdames et Messieurs, nous entamons notre descente et allons bientôt atterrir. Nous vous remercions de bien vouloir relever votre tablette et redresser le dossier de votre siège, ainsi que de ranger vos sacs dans les compartiments ou sous le fauteuil devant vous.

 

C’était bien ce vol. J’ai pu dormir, me reposer, bouquiner et regarder les nuages passer sous les ailes. Vivement l’arrivée que je puisse respirer un peu d’air frais.

 

Ça fait du bien de se dégourdir les jambes après un vol aussi long. Voyons, où dois-je récupérer mon bagage ? Ah ! C’est au tapis 3. J’y vais.

C’est vrai, avant il faut passer le contrôle des passeport, il parait qu’ils sont encore plus sévères qu’au départ, ici.

 

  • Bonjour Monsieur, voici mon passeport. Je ne comprends pas ce qu’il me dit. Un doigt ? Où ? Sur la petite machine ? OK ! 
  • Maintenant il faut que je regarde la petite caméra ? OK ! C’est amusant !
  • No sourire ! C’est dommage, la photo serait plus sympathique pour vos archives, mais c’est vous qui voyez !
  • Non Monsieur, je ne me moque pas de vous. Non Monsieur, je ne rigole pas.
  • C’est bon ? Au revoir Monsieur.

ABSOLUTELY NO PICTURES UNDER PENALTY OF PRISON 


Je commence à être fatigué avec tout ça. Et il faut encore que je récupère mon bagage. Je vais prendre un charriot. Comme ça je n’aurais pas à tirer ma valise. En voilà un drôle de serpent de charriots tous imbriqués les uns dans les autres tel un monstre au sommeil. Aïe ! Ça pince cette bestiole. Elle ne lâche pas ses petits comme ça ! Je t’aurai ! Saloperie !Robots 15

  • Non Monsieur, je ne suis pas un casseur. Non Monsieur je ne m’énerve pas. Mais le serpent ne veut pas me donner de charriot.
  • Ah ! Il faut appuyer sur la barre. C’est vrai que cela fonctionne mieux. Merci Monsieur. C’est promis, je reste calme.

 

Me voici au tapis 3. Quel monstre. C’est une bête sans fin qui nous crache des bagages dans un bruit de grognements. Quelle horreur. La bête a mangé une valise. La pauvre dame a ses affaires partout. Et sa valise est en morceaux. Sale bête ! Tu es vilaine ! Je vais te ...

Robots 08

  • Oui Monsieur, je vous ai promis de rester calme. Oui Monsieur, je ne bouge pas tant que je ne vois pas ma valise.
  • Et bien justement, la voici ma valise ... J’aurais juré qu’elle avait une poignée au départ. Je dois me tromper. Et puis le Monsieur en uniforme ne serait pas content si j’exprimais mon sentiment sur le sujet.

 

Une dernière porte à passer et je serai libre de ce monde si particulier. Si étrange. Le peuple qui l’habite semble parfois nous ressembler mais il y a quelque chose de particulier qui le rend différent. Une chose indéfinissable. C’est peut-être que ce peuple n’a rien ... à déclarer !!!!

 

Robots 11

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 23:00

Lors de votre prochain voyage aérien, je vous invite à tenter une petite expérience.

Rassurez-vous, rien de difficile, de compliqué, de dangereux, ni même de fatiguant.

Cela commencera à l'enregistrement où vous demanderez à être placé à côté d'un hublot. Mais pas n'importe lequel. Vous opterez pour une vue de l'arrière de l'aile. Vous l'avez compris. Il ne s'agira pas ici d'observer le paysage.

 

Confortablement installé dans votre fauteuil, ceinture attachée, tablette et dossier relevés. Vous êtes prêt au décollage et vous pouvez commencer à regarder attentivement ...

... l'aile de votre appareil.

DSCF4283 

Avant le démarrage des moteurs, pendant que l'avion se charge encore en passagers, bagages et carburant, l'aile au repos ressemblera fortement à ...

 

... une aile !

 

Parmi les premières choses remarquables au premier coup d'oeil vous verrez:

- la ligne noire avec l'inscription "ne pas marcher en dehors de cette ligne". Utile pour rappeler aux techniciens, responsables des maintenances, les zones les plus fragiles et à risques (pour eux comme pour l'avion).

DSCF4092

- les milliers de ronds en bordure de chaque plaque que sont les rivets qui assurent le lien essentiel entre le revêtement extérieur et la structure interne de l'aile.

- les déperditeurs statiques qui ressemblent à des petites antennes horizontales.

- éventuellement, selon l'avion, de gracieux appendices verticaux en bout d'aile. Ils se nomment winglets ou sharklets. Très utiles pour économiser du carburant.

DSCF4110

- selon votre position plus ou moins en arrière de l'aile, vous pourrez voir la sortie moteur et en altitude le début de la trainée de condensation. Ces fameux trais blancs dans le sillage des avions et qui zèbrent le ciel, s'estompant en créant parfois des dessins particuliers et évocateurs.

- vous verrez aussi ce que l'on nomme les surfaces mobiles qui sont à l'arrière de l'aile. A ce stade du vol, si l'on ne s'y connait pas, ils sont très peu perceptibles. Les aérofreins, les volets, les ailerons. Tous essentiels à votre confort pendant le vol et au bon déroulement de celui-ci.

Mais reprenons votre vol. Vous êtes encore garés à la porte. Toutes les surfaces sont au neutre. Tous les passagers sont embarqués, la porte est fermée et c'est le "push-back". Le tracteur de piste repousse l'avion. Ceci à la demande du poste de pilotage qui est en communication avec un des hommes sur la piste branché directement avec un casque.

Aile-Vivante 1833

Le commandant de bord et son copilote sont en train de faire la check-list pré-décollage. Tout doit être vérifié. Si vous continuez à observer l'aile, vous verrez toutes les surfaces bouger et se remettre en place. Cela fait partie de la check-list,vérifier que tout fonctionne bien. Mais là, le pilote ne va pas remettre l'aile dans sa position initiale. Il va laisser un certain niveau de braquage des volets. L'angle dépendra du poids de l'appareil et de la composante de vent sur la piste. Si vous étiez à l'avant de l'aile, vous verriez les becs de bords d'attaques se déployer aussi. Tout ceci permet d'arrondir l'aile et d'augmenter la portance et donc de décoller plus vite.

DSCF4087

C'est ainsi que l'avion va cheminer tranquillement jusqu'au seuil de la piste de décollage et attendre son tour. Puis il s'alignera pour décoller. Les seules surfaces que vous verrez bouger pendant le décollage seront éventuellement les ailerons qui se situent au bout de l'aile. Ils permettront de compenser le vent de travers s'il y en a.

Vous voilà partis. Aériens et frères des aigles. Mais juste avant votre sieste, observer à nouveau l'aile. Ne remarquez-vous rien ? Plus vous êtes sur un grand avion avec une grande envergure, plus le phénomène est visible. Cette aile qui se courbait un peu sous son poids, celui des moteurs et du carburant, pendant qu'elle était au sol, s'est transformée. Elle est toujours un peu courbée mais vers le haut maintenant. Tel le cygne qui déploie toute son envergure en volant, votre avion a pris sa position optimale de vol. Le commandant de bord a rentré les volets et seuls les ailerons bougent imperceptiblement pour contrer le roulis. L'aile, chargée de responsabilité, assure son rôle avec fierté et va chercher le ciel pour vous transporter. Vous pouvez maintenant vous détendre et profiter de l'instant en toute confiance. Les ailes de votre appareil font ce qu'elles savent faire le mieux.

DSCF4103

Maintenant, détendez-vous. Profitez de la collation offerte. Prochaine étape la descente.

Le commandant annonce "début de descente". Il faut se remettre en position d'observation.

Vous verrez peut-être à ce moment-là un aérofrein se lever brièvement. C'est juste une grosse "tôle" poussée par un vérin qui permet de ralentir l'avion. Eviter qu'il descende trop vite et passe en survitesse. Sans compter qu'une descente trop rapide serait désagréable pour les passagers. Alors, descente graduelle en réduisant la vitesse. 

DSCF4107DSCF4108

Plus l'avion va approcher de l'aéroport, plus il va réduire sa vitesse pour se présenter à l'atterrissage. C'est une bonne chose. Un atterrissage plus lent, c'est un atterrissage plus facile à contrôler. 

Par contre, si le pilote laisse l'aile dans sa configuration de vol de croisière il ne pourra pas assez ralentir. Une aile ainsi configurée est faite pour la vitesse et l'altitude. Pour voler plus lentement, le commandant de bord déploie à nouveau un premier cran de volet et plus il va ralentir plus il va sortir de volets. Pour voler plus lentement et augmenter la portance. Sur la face avant de l'aile se sont les becs de bords d'attaques qui se déploient à nouveaux. L'aile s'arrondie pour vous faire un atterrissage de plume. Les oiseaux font exactement la même chose. D'après vous qui nous a montré l'exemple ?

DSCF4113

Mais continuez à observer. Selon la vitesse du vent sur le terrain le commandant va déployer plus ou moins de volets mais c'est après le touché des roues que l'aile va avoir un comportement extraordinaire.

DSCF4121

"50 feet. 40 feet. 30 feet. 20. 10. Touch down". Vous êtes au sol. L'avion roule vite. Tout tremble et vibre. Il faut ralentir. Les freins seuls n'y suffiraient pas. Les aérofreins sortent complètement.

DSCF4122

On peut même voir à travers l'aile, et aussi toutes les conduites hydrauliques qui permettent d'actionner tout cela. Impressionnant. Cela ne dure que quelques instants. Dès que la vitesse est contrôlée, on rentre tout.

DSCF4124

Aérofreins, volets, becs. L'aile se remet au repos. Après un travail de magicienne, elle se laisse aller à subir l'attraction terrestre. L'air de rien. A la voir comme ça, on oublierait vite qu'elle vient de transporter plus d'une centaine de personnes sur plusieurs centaines de kilomètres. Magique est le bon mot. 

Ce que vous avez observé pendant votre voyage n'est pas uniquement un déplacement de surfaces métalliques, d'actions mécaniques.

Vous avez été le témoin d'actions volontaires et concertées par l'équipage. Le fruit d'un long entrainement et d'une grande pratique. La représentation idéale du contrôle de l'homme sur la machine.

Mais mieux que cela, vous avez constaté à quel point cet instrument fantastique est une extension. L'aile est sous le contrôle des pilotes. Chacun de ses mouvements est la représentation d'une action humaine. Cette aile que vous avez observé pendant ce voyage est le prolongement mécanique d'un organisme humain qui commence à sa construction et se termine dans le poste de pilotage. En forçant le trait, on peut dire que vous avez voyagé dans un être hybride et bionique. On est loin du robot.

On est résolument dans la vie.

L'aile est bien vivante.

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 23:00

Il nous mène parfois sur des chemins involontaires, il nous représente, il est le symbole d’une évidence, il est le soucis esthétique de nombreux patients. Mais, pour ce qui me concerne ici, il est parfois le centre névralgique, le premier à s’exposer, le porteur d’énergie et tout cela à la fois.

Pour certains il sera qualifié de trompette, de mutin, de patate ou de bec d’aigle. Mais il pourra aussi être plus grandiose et prendre une forme greque ou bourbonienne. Et pour finir cette énumération humaine je me devais de mentionner ceux de Cyrano et de Cléopâtre.

Vous l’avez compris, il s’agit bien de nez pour cet article. Mais pas de nez de chair, d’os et de cartilage. Plutôt de ceux tout aussi essentiels de ces aéronefs qui me passionnent.

100 1560

 

Un ingénieur, en regardant uniquement le nez d’un d’avion, peut quasiment deviner le reste; tellement cette partie est essentielle à l’aspect général. Tous les avants ne peuvent s’adapter à tous les fuselages.

 

Il sera aisé d’identifier d’un simple coup d’oeil sur cette signature l’usage d’un avion. 

 

Long, fin et affuté il sera le révélateur sans erreur d’un appareil construit pour la vitesse. L’objectif sera de fendre l’air, de réduire et reculer l’onde de compression, de minimiser les frottements. Mirage IIIIl sera synonyme d’agressivité et souvent d’avion d’armes. Mais pas uniquement. Ce type de nez fut aussi celui emblématique d’une pièce maitresse que même le moins passionné connait. Je parle, évidemment, du Concorde. 

Concorde-F-

 

Mais avant tout cela, reprenons aux origines.

Les premiers nez, très curieusement, ressemblaient à des queues !

Je vois déjà le sourire sur les lèvres des plus grivois d’entre vous. Mais rappelez vous les photos des frères Wright ou même de Santos Dumont lors de son volau jardin à Bagatelle. Il m’est arrivé d’entendre des visiteurs des musées se demander pourquoi le fauteuil du pilote était à l’envers. Et effectivement, lorsqu’on regarde ces appareils avec notre oeil moderne, on se dit que le concepteur avait une drôle d’idée.  Mais ce fut le commencement, et cela fonctionna. 

Santos 14bis

 

Avec le temps, les ingénieurs, concepteurs, fous géniaux et inventeurs ont tout essayé. 

Nieuport Bébé

 

Ce qui a fonctionné est toujours presque parfait pour l’usage. Encore aujourd’hui pour la grande majorité des monomoteurs à hélice, la solution des pionniers est la bonne. Le nez est le centre d’énergie. Il porte l’hélice, le moteur, il est l’essentiel sans lequel l’appareil ne vole pas. Le reste de l’avion doit se comporter par rapport à lui. Parfois, sa forme était dictée par le moteur lui-même. Selon le moteur et l’hélice désiré, et en intégrant l’usage souhaité on obtient des nez très différents les uns des autres.

 

Il y a les nez qui courent après un objectif et qui ont permis de voir plus loin que leur bout.

C’est le cas de celui du Wright Flyer pas du tout esthétique mais oh combien utile à ce vol essentiel à l’avenir du genre. Et ça c’est un objectif ! 

Wright Flyer

 

Il y a les nez d’essais souvent très particuliers et bardés de capteurs divers. Ce sont des nez en mission, avec un but bien particulier et si l’avion est un jour produit, il sera certainement doté d’un nez plus sobre.

NASA-FLEET-X Family

 

Il y a les nez utilitaires, qui autorisent le chargement, ou sont directement liés à la mission de l’avion: ravitaillement, mission de guerre, radar, observation, ...

Boeing 747 Cargo


Guppy-Nasa-1962-01

 

Il y a des nez riches, parfois tout d’or couvert !

Cirrus

 

Il y a des nez historiques, célèbres.

Nose-On Hurricane

 

Et puis il y a les nez étranges, bizarres ou tout simplement surprenants.

Piaggio


CH-53-MH-53-02

 

Et puis, comme pour les humains, il y a les nez «People» qui font couler beaucoup d’encre et tourner les caméras. Ces nez que certains non connaisseurs peuvent aussi reconnaitre.

Rutan-White-Knight-01


A-380-1er vol-009

 

Il en va des avions comme des hommes, le «nazibus» est une signature tout en étant un appendice essentiel autant à son esthétique qu’à son bon fonctionnement. Il sera l’avant coureur incontournable des aventures aériennes de chaque pilote. Comme pour l’humain, il logera parfois sous sa peau des capteurs, des organes permettant de renseigner le cerveau qui se trouve derrière.

 

La prochaine fois que vous regarderez un avion vous pourrez maintenant vous livrer à une étude morpho-psychologique; vous vous demanderez à quoi peut bien servir une protubérance, une pointe, une peinture, une rotondité. Et comme pour votre voisin, il y a certainement une raison.

 

Ah ! J'oubliais ! Il y a celui qui me donne tant de bonheur au-dessus de vous !

Cessna C-172

 

Pour retrouver tous ces nez et quelques autres visitez l'album photo Nose On.


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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 22:58

En janvier dernier j’ai posté le commentaire suivant à destination de mes amis Facebook:

« Au lever du soleil, on a tous, très naturellement, tendance à faire face à l'Est, pour voir le soleil poindre au-dessus de l'horizon, pour voir la lumière naissante et tout ce qu'elle représente. Mais de temps en temps, je vous encourage à faire face à l'Ouest. Parfois vous aurez la chance de voir un ciel d'une couleur improbable. Un bleu nuit d'acier, d'une profondeur impossible à capter. Le moindre objet au premier plan, éclairé par le soleil levant, se détachera avec une netteté et une limpidité extrême. Derrière il y aura l'infini du bleu. Pensez-y la prochaine fois. »Tons-du-Ciel 0689

Depuis, j’ai eu l’occasion de regarder à nouveau les nombreuses photos prises au rythme de mes pérégrinations, et je ne cesse d’être impressionné par la variété exceptionnelle des tons du ciel.

Pour y revenir, il y a ce bleu d’acier dont je parlais plus haut. Un grand professionnel de l’artisanat d’art de mes amis saurait parfaitement de quoi je parle tant ce bleu est proche de certains canons de fusil de très haut de gamme. Il est insondable et pourtant il invite à la découverte. Il parait froid et pourtant il rappelle le bonheur du sommeil réparateur.photo 5

Il m’est arrivé de revoir ce ton si particulier, lors de jours très clairs, en altitude à bord d’avions de ligne. Une lumière de fin de journée où on a quasiment le sentiment de pouvoir s’envoler en direction des étoiles. Un sentiment de frontière avec l’espace et d’invitation à une escapade interplanétaire. 

100 1728Après, et pour rester dans les bleus, il y a la palette infinie qui peut aller de ce « ciel blanc » et calme que redoute les «voileux», au marine profond, en passant par toutes les nuances imaginables. Le spectre est interminable et parfois il peut arriver de tous les avoir ensemble, de l’horizon au zénith.

Parfois le blanc des nuages est bleuté et le bleu du ciel est laiteux. C’est à n’y rien comprendre. Et que devrait on penser de ce «bleu des mers du sud» en plein ciel ? D’ailleurs, saviez-vous que certains jours, au-dessus de l’océan il est possible à de ne pas pouvoir faire la différence entre l’eau et le ciel ?Tons-du-Ciel 0264

Parlons des roses. Ils sont tendres ou profonds, délétères ou intenses. Faisant le bonheur des petites filles et réveillant l’inspiration des poètes. Selon le matin ou le soir, l’altitude et la composition de l’air ils pourront même aller jusqu’à des bandes de «rose bonbon» zébrants le ciel. Ils donneront des reflets doux à toute chose et seront un vrai repos des yeux.photo 2

J’ai eu la chance d'être le témoin d’un orage rose. Un cumulonimbus gonflé de rage et dardant ses éclairs était caressé par un soleil couchant qui lui offrait une caresse de fleur pour l’adoucir. Semblant lui dire que sa colère était sans raison. Que la pluie nourricière pouvait être versée gentiment. Malheureusement sans effet sur le fougueux, mais le spectateur que j’étais en fut charmé.Tons-du-Ciel 0841

La gamme qui interpelle le plus après le rose est certainement celle qui couvre les rouges et oranges. Le ciel est en feux, toutes les teintes d’une flambée de grande cheminée. Du rouge du tison à l’ensemble de la gamme d’orange des flammes. Sans la brulure et le danger, le ciel nous donne parfois ce spectacle chaleureux. Il y a un bon nombre d’années de ça j’ai eu l’occasion de visiter une exposition des maitres américains du XIXème siècle, à Washington. Une partie de l’exposition était consacrée à l’école Chesapeake. Je n’en revenais pas de l’utilisation de ces tons si forts pour les couchers de soleil. De grand paysage de carte postale avec des couleurs impossibles de rouges et d’oranges. Cela me parut bien ridicule à l’époque. Je n’avais pas encore acquis ce plaisir de l’observation du ciel. Maintenant, pour l’avoir constaté par moi-même, je sais que ces peintres étaient encore en-dessous de la réalité. J’ai observé, dans la baie de Chesapeake et ailleurs, des ciels si forts qu’ils seraient de mauvais goût sur une carte postale, et pourtant !photo 1

Essentiels et incontournables à ce texte, il y a les gris et les noirs. Ces teintes aux connotations terribles, qui engendrent la peur et ravivent les mauvais souvenirs. Mais pourtant si puissants. Avec des gris métalliques intenses et redoutables, des noirs sans fin où on perdrait le bout du nez, des pastels de gris sales et des noirs d’orages qui relèvent des contrastes impossibles à recréer artificiellement. Rappelez vous ces ciels d’orage éclairés par un soleil opposé, où l’herbe d’un pré et le toit d’une maison vont luire comme des phares, où cet arbre au loin sur la colline parait être proche à toucher.Tons-du-Ciel 1547

Mais, ne pas oublier, la couleur qui n’en est pas une: le blanc. Sans lui, on serait en peine. Lorsque je vole, le ciel qui m’inspire le moins est certainement le grand bleu uniforme que l’on a parfois. Je préfère de loin quelques cumulus blancs bien posés sur l'immensité uniforme. Ces petits morceaux cotonneux qui vont donner toute la profondeur au bleu qui est derrière. Ces nuages qui vont prendre des tons de bleus sur les pourtours et des filets de gris dans leurs bourrelets; le tout donnant l’aspect d’une légèreté puissante.DSCF1836

Je n’ai qu’un objectif par ce texte, celui de vous faire lever les yeux au ciel. Pour découvrir ces teintes divines, et m’en raconter la prochaine fois que l’on se croisera. Parlez moi de cette couleur qui vous inspire une histoire ou un souvenir. Et si vous levez les yeux simplement pour exprimer votre mécontentement à ce texte, gardez les tout de même ouverts. On ne sait jamais !

Tons-du-Ciel 1162 

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